Mécénat : et si on pouvait faire du bénévolat sur son temps de travail ?

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Publié le
May 12, 2026
Les mécénat de compétences est pour les associations, un moyen d’accéder à des compétences auxquelles elles ne pourraient pas avoir accès et pour les entreprises, et plus particulièrement les salarié.es, la notion de « sens au travail » est remise au cœur du quotidien

Timothée : Aujourd'hui dans Qui l'eût cru, on va parler d'un truc un peu étrange, faire du bénévolat pendant ses heures de travail. Alors oui, pas le soir, pas le week-end, au bureau, sur le temps pro. Parce qu'au fond, le problème est simple, l'envie d'agir est là, mais elle ne trouve pas sa place dans nos journées trop chargées et pendant ce temps, les entreprises perdent en engagement, en énergie et en sens.

Et si on arrêtait d'opposer travail et engagement ? C'est exactement ce que propose Day One, permettre aux salariés de s'engager dans des associations selon leurs compétences, leur temps disponible, près de chez eux et directement dans leur entreprise. Résultat, des collaborateurs et collaboratrices qui reprennent confiance, montent en compétence et des associations qui accèdent à des savoir-faire qu'elles n'auraient jamais pu financer.

Faire du bureau un point de départ pour l'engagement, travailler pour une entreprise et en même temps pour l'intérêt général, franchement, Qui l'eût cru ? Et pour en parler, j'ai le plaisir d'accueillir Élise Thibault-Gondré, cofondatrice de Day One.

Elise : Bonjour Timothée.

Timothée : Et côté experte R3, celle qui court des semi-marathons, mais aujourd'hui troque les baskets pour le micro. Bienvenue à toi, Margot Gallois.

Bonne écoute.

Le parcours d'Elise et la création de Day One

Timothée : Avant de rentrer dans ce que tu proposes, on aime bien quand même essayer de comprendre comment on devient entrepreneur, entrepreneuse et arriver sur ce sujet assez spécifique du mécénat. Raconte-nous un peu ton histoire entrepreneuriale.

Elise : Alors moi, je ne me suis jamais dit que j'allais devenir entrepreneuse. J'ai commencé dans la finance et en fait, très vite, j'étais au Luxembourg dans une grande entreprise que tout le monde connaît, mais que je ne citerai pas. Je me suis dit mais à quoi je sers ? Pourquoi je me lève ce matin ? Quel est le sens de mon travail ? Si demain, c'est la fin du monde, je ne sers à rien.

Et du coup, après une, deux, trois jours, une semaine, deux mois à me poser la question, je me suis dit bon, il faut que j'arrête. J'ai arrêté et j'ai tout quitté pour partir à l'autre bout du monde, me rendre utile, mettre les mains dedans, sauf que je ne voulais pas faire quelque chose sans avoir à apporter ma compétence. Donc, j'ai appelé plein d'associations et quand elles me demandaient mais Élise, qu'est-ce que tu sais faire dans la vie ? Je répondais, j'ai le BAFA, je sais animer des colonies de vacances. Peut-être que je peux vous aider. Je n'ai bien sûr pas du tout pensé à dire que j'avais un master en finance et que je gérais Excel comme personne.

Donc, j'ai fini par partir au Népal à faire de la réinsertion sociale d'enfants des rues. C'était en 2015 et j'étais surplace quand il y a eu le tremblement de terre qui a complètement changé le pays. Donc, la mission volontaire à aider des enfants, ça s'est transformé en mission humanitaire et j'ai fini par être rapatriée en France.

Et là, je me suis dit comment je peux faire pour continuer à les aider parce que j'avais prévu plusieurs mois sur place. Et j'ai fini par les rappeler en leur disant, je ne vous ai pas dit, mais je fais aussi un peu de levée de fonds si ça vous intéresse. Et en fait, là, on a levé des dizaines de milliers d'euros pour l'association. Et je me suis dit, je n'avais pas besoin de sortir de mon monde pro pour me rendre utile. Je pouvais utiliser mes compétences pro pour me rendre utile et aider l'association. Et comment je fais pour que demain, il n'y ait pas des dizaines de milliers d'Élise qui quittent le monde du travail français pour partir à l'autre bout du monde ? Et comment est-ce qu'on fait pour rassembler suffisamment de besoins et d'opportunités en France ? Parce qu'en fait, c'était un petit peu déconnant d'aller à l'autre bout du monde alors que des choses à faire, il y en a plein à faire en France. Et c'est un peu comme ça qu'après, pas tout de suite après en revenant du Népal, mais j'ai retravaillé cinq ans dans la finance en me disant, finalement, ça sert, je vais être vraiment utile.

Et je me suis dit, je n'avais pas besoin de sortir de mon monde pro pour me rendre utile. Je pouvais utiliser mes compétences pro pour me rendre utile et aider l'association.

Donc, j'ai fait de la levée de fonds, du private equity, donc en fonds d'investissement. Et là, j'ai senti la montée en compétences et le besoin côté dirigeant de mettre en place des vraies actions RSE, de redonner du sens à leurs collaborateurs. Et quand je demandais à des associations, mais pourquoi vous avez besoin de 2 000 euros ? Elles me disaient, j'ai besoin de 2 000 euros pour faire une formation Excel à mes collaborateurs. Moi, j'étais là, attendez, je vais vous en trouver des collaborateurs qui sont prêts à donner une journée gratuitement pour le faire. C'est un peu comme ça que ça a commencé.

Timothée : Donc, Day One, on est en quelle année ?

Elise : On est fin 2019, début 2020.

Timothée : Et comment tu définirais la plateforme Day One ? D'ailleurs, pourquoi Day One ?

[Elise]

Alors, Day One, c'est comme jour 1 en anglais, parce qu'on dit toujours, un jour, je le ferai. Un jour, je prendrai du temps pour les autres. Un jour, je m'engagerai pour l'environnement.

Day One or One Day, One Day or Day One, you get to choose. Et on aime bien ce côté premier jour, faire le premier jour dans l'engagement. Et Day One, justement, c'est une plateforme qui vous aide à faire ce premier jour, à la fois parce qu'on va rassembler un très grand nombre d'associations.

Aujourd'hui, on travaille avec plus de 2 000 associations en France, et bientôt, on a commencé aussi en Europe. Et c'est un peu comme le bon coin des actions solidaires, mais version B2B pour les entreprises, pour que leurs collaborateurs trouvent comment s'engager.

Le fonctionnement de Day One

Timothée : Et comment concrètement ça fonctionne ? Ducoup, on parlait du mécénat de compétences, c'est le cœur même de Day One. C'est de mettre à disposition du temps de travail au service de l'intérêt général. Est-ce que tu peux détailler un peu ce sujet ?

Elise : Oui. Alors, le mécénat, si on repart de la base, c'est le fait pour une entreprise de faire un don à une association d'intérêt général. Le mécénat, il peut être sous trois formes. Ce qu'on connaît le plus, c'est le mécénat financier, de dire, je suis une entreprise, je vais donner 1 000 euros à une association. Et dans ce cadre-là, c'est un dispositif français qui est soutenu par le gouvernement. Et donc, l'entreprise peut bénéficier de 60% d'avantages fiscaux.Donc, quand elle aura donné 1 000 euros,derrière, elle récupère 600 euros en avantages fiscaux.

La deuxième possibilité, c'est de faire du don en nature. Donc, une entreprise, par exemple, qui déménage, au lieu de jeter ses chaises, ses tables et peut-être ses ordinateurs, elle peut en faire don à une association. Et là, pareil, si la valeur de ce qu'elle donne, c'est 1 000 euros, elle va récupérer 600 euros en avantages fiscaux.

Et il y a un troisième type, ça s'appelle le mécénat de compétences. C'est le fait de prêter un salarié sur son temps de travail. Donc, il n'y a pas de perte de salaire, il continue d'être payé pour une association. Et là, au même titre de l'avantage fiscal, l'entreprise récupère 60% du salaire brut chargé du collaborateur. Donc, c'est vraiment ça, c'est un don de temps pour l'intérêt général.

Timothée : Facilité, du coup, par une plateforme avec 2000 associations où on a certainement une association qui est près de chez nous.

Elise : Alors, exactement, comme on est sur du prêt de main d'œuvre à titre gratuit, il y a quand même quelques trucs à respecter. Notamment, il faut faire une convention. À la fin, il faut faire un avenant pour le contrat de travail.

Il faut aussi signer un CERFA pour que l'entreprise puisse prouver le don qu'elle a fait. Donc, il y a pas mal de juridiques à faire. Et il faut savoir que le mécénat de compétences existe depuis 2004, mais très peu d'entreprises l'utilisaient parce qu'elles se disaient « Moi, je ne sais pas faire, je ne vais pas appeler un juriste pour me faire des documents, ça me coûte extrêmement cher.» Donc, elles ne le faisaient pas. Et donc, nous, on s'est dit que c'est quoi le premier frein au mécénat de compétences ? C'est un, d'arriver avec plein d'idées d'associations et de missions, de cadrer la mission et aussi de s'occuper de tout ce qui est juridique, fiscal, social, qui peut être un vrai frein pour les employés et les employeurs.

Et donc, effectivement, Day One, c'est à la fois un outil qui va digitaliser tout ça et aussi un service d'accompagnement pour mettre en place la démarche.

Timothée : On va y revenir juste après. Peut-être, justement, profitons de ce terme « mécénat de compétences » qui, je sais, parfois surprend ou on ne connaît pas. On connaît tous le don qu'on peut faire au resto du cœur aussi d'action, mais alors le don d'ordinateur qu'on fait aux écoles.

Mais c'est vrai que le mécénat de compétences, souvent, les entreprises, c'est quelque chose dont elles ne connaissaient même pas l'existence. Et je crois que toi, Margot, tu t'es intéressée un peu à l'histoire, à l'histoire du mécénat de compétences. Où est-ce que c'est né et dans quel contexte ?

Capsule Expert #1

Margot : Très bonne question, Tim. En effet, ça ne,sort pas de nulle part. Le mécénat de compétencess, ça s'inscrit dans une,histoire plus large qui est celle du mécénat d'entreprise.

Le mécénat, ça remonte à l'Antiquité, où il, se manifeste principalement sous la forme d'un soutien direct apporté par de riches citoyens ou des personnalités influentes, aux artistes, aux écrivains, aux intellectuels, afin de favoriser la création culturelle et le rayonnement de la cité. Parmi ces personnalités, on retrouve notamment Mécène, à Rome, qui était le conseiller de l'empereur Auguste et qui est connu pour avoir soutenu des poètes comme Horace, par exemple.

Timothée : Donc, en fait, mécénat, c'est un nom grec ,non, un nom romain. J'en apprends tous les jours.

Margot : Oui, tout à fait. Et la forme moderne du mécénat, elle apparaît surtout au début du XXe siècle, aux États-Unis, avec des grandes fondations comme Rockefeller ou Ford, qui ont été créées par des industriels et qui financent des projets d'intérêt général à grande échelle, c'est-à-dire des actions destinées à bénéficier à l'ensemble de la société, comme par exemple l'éducation, la recherche, la santé ou la culture. À cette époque, du coup, c'est principalement de la philanthropie financière ou des dons financiers.

En France, ça arrive plus tard, plutôt àpartir des années 1970, dans un contexte où les entreprises, elles commencent à repenser leur rôle dans la société. Certaines grandes structures initient alors des actions de mécénat, plutôt dans la culture ou dans le social, comme par exemple la Fondation de France, LFACITEN ou la BNP. À cette époque, ces démarches étaient encore assez ponctuelles et elles se structurent avec la création de l'association ADMICAL en 1979, qui va ensuite devenir une référence sur les sujets en accompagnant les entreprises dans la mise en place et le développement de leurs actions de mécénat.

L'association a pour mission principalement de promouvoir le mécénat d'entreprise en France en informant, en conseillant et en mettant en réseau les acteurs du secteur. Et puis elle produit également des études et parties pour réflexion sur le sujet. Dans ce contexte de structuration progressive, le cadre juridique aussi s'est précisé au fil des années, avec notamment la loi du 23 juillet 1987 sur le développement du mécénat, qui vient le définir comme un soutien à une activité d'intérêt général sans contre partie directe. C'est ce qui en fait la différence avec le sponsoring.

Timothée : Et comment aujourd'hui le mécénat s'inscrit pleinement dans les stratégies d'entreprise ?

Margot : Le mécénat se structure et s'intègre progressivement aux démarches RSE à partir des années surtout 1980-90. Il se diversifie avec les trois types de mécénat dont Élise a parlé. Le mécénat de compétences apparaît plutôt à partir des années 1980-1990.

C'est lorsqu'une entreprise met à disposition ses salariés sur leur temps de travail pour aider des structures d'intérêt général sur plein de types de sujets. Ça peut être accompagner des associations dans leur communication, les aider à créer un site internet, leur apporter un appui juridique par exemple. Cette forme de mécénat, qui est le mécénat de compétences, vient répondre à plusieurs besoins.

Premièrement, elle apporte des compétences et une main-d'œuvre manquantes aux structures associatives. Elle vient aussi répondre à une forme de quête de sens dont Élise parlait au début pour les salariés. Elle participe enfin à l'ancrage territorial de l'entreprise.

C'est lorsqu'une entreprise met à disposition ses salariés sur leur temps de travail pour aider des structures d'intérêt général sur plein de types de sujets.

Timothée : Il y a quand même un cadre fiscal encourageant pour soutenir le mécénat de compétences.

Margot : Ce cadre fiscal apparaît au début des années 2000 avec la loi Ayagon de 2003 qui permet une réduction d'un peu de 60% pour les entreprises. Cette loi reconnaît clairement le mécénat de compétences comme la possibilité de mettre à disposition ses salariés sur leur temps de travail au profit d'un projet d'intérêt général tout en bénéficiant du même cadre fiscal que les dons financiers. En dehors des frontières de la France, à l'échelle européenne, les pratiques de mécénat de compétences se développent notamment en Allemagne et au Royaume-Uni mais ça reste encore très hétérogène et c'est aussi moins encadré juridiquement et fiscalement qu'en France.

Enfin, pour finir, un des grands enjeux autour du mécénat de compétences aujourd'hui c'est de faire se rencontrer l'offre et la demande c'est-à-dire les entreprises avec le savoir-faire deleurs salariés et puis les associations. Et c'est justement ce que fait DayOne.

Timothée : C'est un levier important la partie fiscale aujourd'hui dans l'argumentaire pour convaincre un dirigeant de s'engager ou c'est annexe ou c'est la cerise sur le gâteau ?

Elise : Alors nous on aime bien le présenter comme la cerise sur le gâteau s'ils viennent chercher uniquement de la défiscalisation on aura du mal à y aller parce qu'il faut que ça transpire dans les communications du COMEX, l'ADN et la culture de l'entreprise. En revanche, en fonction des offres qu'on adresse et peut-être on y reviendra, on a trois, quatre grandes formes d'engagement que les entreprises vont prendre. Elles ne prennent pas toutes les formes d'engagement possibles.

On en a quelques pans, notamment sur le mécénat de compétences moyen-long terme où là l'aspect fiscal est beaucoup plus fort parce que comme ils vont prêter un collaborateur plusieurs mois voire parfois plusieurs années, s'il n'y avait pas en plus un avantage fiscal à le faire ce serait uniquement une perte sèche pour eux.

Faire naître un projet

Timothée : Justement, revenons un petit peu sur la vie d'un projet chez vous. Je suis client, ce sujet m'intéresse. Déjà, est-ce que tous les clients peuvent souscrire ? Il y a un niveau minimum de taille que ça devient pertinent ?

Elise : Il n'y a pas de taille minimale. Après, si c'est une entreprise de trois collaborateurs qui veut faire une mission par an, moi je les encourage à aller sur jeveuxaider.gouv qui est un site formidable lancé par le gouvernement qui recense toutes les missions de bénévolat. Ils ne seront pas accompagnés sur la partie structuration, mais c'est à compétence.

Si c'est sur un one shot, je leur propose de faire ça. Nous, nos entreprises, elles ont à partir de 20 collaborateurs jusqu'à plusieurs dizaines de milliers de collaborateurs. C'est vraiment très large. Il n'y a pas de limite d'industrie ou de secteur. On a des entreprises dans la pharmaceutique, l'industrie, le BTP, le service, la RSE. C'est extrêmement large. La tech, la biotechnologie, c'est très large.

Et après, on a plusieurs formats pour faire du mécénat de compétence. On en a qui vont faire une offre qu'on appelle "Impact pour tous", où leur logique, c'est vraiment de donner quelques jours par an à tous les collaborateurs. Donc là, soit ils vont le faire dans une logique plutôt individuelle où ils vont donner, admettons, deux jours par an pour tous les salariés. Et là, chaque salarié va pouvoir se connecter à la plateforme, avoir son propre compte et trouver une mission qu'il va pouvoir faire seul ou avec ses amis, collègues, s'ils veulent le faire à plusieurs. Ils peuvent aussi décider de le faire un peu de façon événementialisée. Par exemple, de dire, on va faire notre semaine de l'engagement. Et sur cette semaine de l'engagement, on va mettre 12 missions qui seront faites de 3 à 20 collaborateurs. Et là, tous vont pouvoir s'engager.

Donc ça, c'est des choses assez ponctuelles. Et c'est plutôt de l'engagement que nous, on appelle court terme. Des actions solidaires où dessus, ils vont faire soit sur leurs compétences humaines, ça peut être du mentorat, de la distribution de repas, du jardinage dans des fermes écologiques, soit sur des compétences métiers où en deux jours, ils vont quand même réussir à donner un coup de pouce en RH, en communication, ou parfois aller distribuer des flyers pour aider une association. Donc ça, c'est le mécénat court. Et aujourd'hui, on a de plus en plus de mécénats moyens en termes. On a notamment beaucoup d'entreprises qui viennent nous voir parce qu'ils ont des creux d'activité. On a notamment des entreprises de conseil qui ont des intercontrats, donc des consultants entre deux contrats clients qui pendant plusieurs semaines, voire plusieurs mois, sont disponibles. Et nous, pendant cette période là, on va leur trouver une mission sur leur champ de compétences. On a par exemple Orange Business Service qui a sa business unit de développeurs et IA qui refait l'IA de l'Institut Curie pour la détection de cancer.

Donc on va être sur des projets très, très importants et à forte valeur ajoutée à la fois pour l'entreprise, les collaborateurs et le monde associatif. Et donc on pense beaucoup services, maison a aussi des industriels. On a par exemple récemment un chaudronnier qui est venu nous voir avec des chaudronniers qui avaient une semaine, deux semaines de libre et ils sont allés refaire des tiny house à côté de Lyon.

Voilà, donc on peut imaginer aller, je dirais, on-boarder dans le monde associatif tout type de compétences, que ce soit RH, juridique, tech, mais aussi du BTP et de l'industrie. Et là, plus récemment, notamment avec la nouvelle loi sur les fins de carrière, il y a la possibilité, quand on atteint deux ans ou trois ans avant la fin de sa carrière, de demander à passer à la carrière progressive, donc de demander à passer à 40%, 80%, 60%. Sauf que l'entreprise doit continuer à vous donner du travail. On a beaucoup d'entreprises qui nous disent que c'est compliqué pour nous de donner du travail à hauteur de 50% pour un collaborateur. Donc on leur propose de faire du mécénat compétence de fin de carrière à mi-temps ou à temps plein. Et donc là, c'est possible aujourd'hui, dans la loi, de faire une mission de un, deux, jusqu'à trois ans dans la même association, à temps plein, en fin de carrière.

Voilà, donc on peut imaginer aller, je dirais, on-boarder dans le monde associatif tout type de compétences, que ce soit RH, juridique, tech, mais aussi du BTP et de l'industrie

Timothée : Donc il y a vraiment un panel assez large de cibles. Et tu parlais mécénat compétence, mais il y a aussi d'autres services que vous intégrez dans la plateforme ?

Elise : Alors oui, notre cœur de métier à nous, c'est vraiment le bénévolat, le mécénat compétence. Mais en fait, aujourd'hui, on nous a demandé aussi de pouvoir être un peu cet expert de la générosité dans le monde de l'entreprise. On a vu d'autres formes émerger, comme le don sursalaire, qu'on propose aussi pour les collaborateurs qui souhaiteraient le faire.

On peut faire aussi des cartes de dons. Par exemple, en fin d'année, au lieu de donner une carte cadeau Amazon de 40 euros, l'entreprise peut donner une carte de don prépayée de 40 euros à l'association de son choix. Et là, l'avantage, c'est qu'à la fois, il y a le dispositif fiscal, donc pour l'entreprise, ça coûte moins cher. Parfois, c'est des achats ou qu'est-ce qu'on va acheter sur Amazon pour 40 euros, là où on pourrait faire un don à l'association de notre cœur. Enfin, voilà. On a plein de dispositifs Comex aujourd'hui qui se lancent pour pouvoir faire transpirer cette culture du don à tous les niveaux.

Timothée : Si tu devais dire quelques mots aux futurs clients de Day One qui peuvent peut-être être un peu freinés parce que là, le mécénat, ils ne comprennent pas trop, ça a l'air complexe, les contrats, les machins, gérer tout ça. Enfin, comment vous, vous arrivez à lever les objections, les freins que vous avez chez les clients et comment c'est facile d'intégrer ce sujet dans n'importe quelle taille d'entreprise ?

Elise : C'est hyper facile. En fait, justement, c'est pour ça qu'on s'est créé nous, c'est pour le rendre accessible dans les entreprises. Donc, on gère aujourd'hui 98% de la charge de travail, que ce soit d'aller chercher des missions qui correspondent aux collaborateurs ou aux projets, de le lancer, d'organiser des webinaires, de donner accès à tous les collaborateurs. Tout ça, c'est géré 100% de l'administratif. En fin d'année, on leur fait un zip avec tous les serfats. Le comptable, il rentre une ligne. Enfin, c'est extrêmement simplifié. La seule chose qu'il faut avoir en tête, c'est l'envie de communiquer dessus. Parce que, comme je le disais, ça va intégrer l'ADN, la culture de l'entreprise.

Donc, c'est important que le COMEX ou que les responsables prennent l'habitude de prendre la parole sur ce sujet-là au moins une fois tous les trimestres, une fois tous les semestres pour rappeler la démarche de l'entreprise. En dehors de la communication, c'est très simple à mettre en place. Et même aujourd'hui, pour aider la communication, on met même en place des IA qui vont accompagner individuellement le collaborateur en disant, ben voilà, tu es fan d'environnement, t'habites à Rouen, il y a trois missions qui viennent d'arriver sur la plateforme qui correspondent à un jour, tu peux la faire, est-ce que ça te dit d'y aller ? Comme ça, on est encore au plus proche des référents. Ils n'ont pas besoin, eux, de passer du temps aussi à envoyer des missions à leurs collaborateurs, etc.

En moyenne, il ne faut pas non plus s'attendre à ce que 100% des collaborateurs participent. Mais nous, on a des taux d'engagement qui sont entre 10% et parfois 80% des collaborateurs d'une entreprise qui vont participer.

Timothée : C'est quoi un bon taux d'engagement pour vous ?

Elise : Alors, c'est difficile parce qu'une entreprise de 100 collaborateurs ne réagira pas du tout pareil qu'une entreprise de 10 000 où la communication est plus diffuse et c'est plus compliqué d'aller toucher les 10 000 collaborateurs. Sur une entreprise, une très grosse entreprise de 2 000 à 10 000, déjà, si on fait du 5, 10%, on sera hyper content. Sur une entreprise de type PME, on essaye toujours d'atteindre au moins 50% d'engagement.

Timothée : Donc, c'est quand même un beau taux. Et ça coûte combien, du coup, c'est quoi les fourchettes pour déployer votre solution dans une entreprise ?

Elise : C'est pas cher. Non, forcément, il y a beaucoup de travail, d'effort, de technologie derrière. C'est des forfaits qui sont progressifs en fonction de l'usage.

Donc, sur le forfait de donner accès à tous les collaborateurs sur quelques jours, là, ça va être en fonction du nombre d'utilisateurs. Et sur le mécénat de compétences moyen long terme, c'est des forfaits en fonction du nombre de jours de mécénat. Donc, l'objectif, c'est vraiment que l'entreprise n'achète que ce dont elle a besoin et ne paye que ce qu'elle utilise.

Pour vous donner une idée, le plus bas, c'est à partir de 3 000 euros. Et après, on a des entreprises qui nous utilisent pour faire des milliers de jours de mécénat de compétences, mais ils vont peut-être économiser 300 000 euros d'impôts et chez nous, ça coûtera 60 000 euros. Même si on regarde pas que ça encore, c'est la cerise sur le gâteau. Il faut qu'ils y voient l'intérêt RH, l'intérêt général.

Timothée : Merci. Margot. Tu as voulu un peu creuser l'étude, un peu d'impact du mécénat des compétences justement en se posant une question. Sans mécénat de compétences, qu'est-ce que les associations perdraient concrètement ?

Capsule Expert#2

Margot : Plusieurs choses. Premièrement, un accès à des compétences clés. Aujourd'hui, il y a beaucoup d'associations qui n'ont pas les moyens d'embaucher sur des sujets comme le juridique, le numérique ou la communication. Et du coup, avec le mécénat de compétences, ça leur permet d'être aidées sur ces sujets-là. Sans ces compétences clés, du coup, les structures pourraient être plus fragiles avec des projets qui avancent moins vite ou même parfois qui ne voient pas le jour parce que c'est des compétences qui sont chères pour les associations. Cet impact, il est très fort aussi parce qu'il est très local. Aujourd'hui, 80% du mécénat se fait à l'échelle locale ou régionale. Les entreprises, elles soutiennent majoritairement des associations qui sont situées sur leur territoire. Et d'ailleurs, 97% des entreprises mécènes ce sont des TPE ou des PME. Donc ça montre que le mécénat repose avant tout sur le tissu économique local même si les grandes entreprises concentrent aujourd'hui l'essentiel des dons en termes de montants.

Timothée : Et ce que tu as voulu aussi regarder, c'est que se passe-t-il quand les entreprises ne développent pas de mécénat compétence ? Parce qu'il y a des études qui montrent justement l'intérêt, alors pas que financier parce qu'il n'y a pas que ça dans la vie même si aujourd'hui il serait que l'économie c'est important. Mais concrètement, c'est quoi l'impact pour une entreprise ?

Margot : Oui, c'est ce qu'a regardé notamment le baromètre admical. D'abord, il y a un risque de désengagement des salariés. Aujourd'hui, il y a près d'un salarié sur quatre qui souhaite que son entreprise s'implique davantage dans des actions de mécénat. Et d'après justement ce baromètre, 54% des entreprises mécènes estiment que le mécénat de compétences permet de fédérer les équipes et de renforcer la cohésion en interne. Donc c'est des vrais leviers d'engagement pour les entreprises. Ensuite, le mécénat de compétences, ça peut aussi avoir un impact direct sur l'attractivité et sur la fidélisation.

Toujours selon le baromètre admical, il y a 60% des entreprises qui considèrent que le mécénat, ça renforce la marque employeur et ça donne du sens au travail. On en a parlé plus tôt, mais à l'inverse, quand on n'en fait pas, ça peut accentuer le turnover et créer des difficultés de recrutement, ce qui pour le coup a un coût réel pour l'entreprise. Et puis enfin, je me répète un peu, mais il y a un vrai enjeu territorial comme on en parlait plus tôt avec un mécénat qui permet de venir renforcer les liens avec les acteurs locaux. On constate que 46% des entreprises mécènes déclarent que ça favorise leur ancrage territorial. Sans ça, l'entreprise perd aussi en impact.

Timothée : Donc c'est un vrai levier stratégique pour les entreprises. Merci beaucoup pour ces informations et cette étude qu'on peut retrouver, c'est l'étude Admical. S'il y en a qui sont encore sceptiques, ils peuvent aller chercher. Il y a pas mal de ressources d'ailleurs sur admical. S'il y en a qui veulent comprendre le système juridique, fiscal, les freins, les barrières, à tous ces sujets. Élise, peut-être avant de se quitter, tu vois comment le futur développement de Day One dans les années à venir ?

Day One, à l'avenir

Elise : Je répondrais en deux parties, à la fois le développement du mécénat de compétences et le développement de Day One qui pour moi sont souvent intimement liés. Mais sur le développement du mécénat de compétences, Margaux le disait, on a ce besoin de le valoriser et de valoriser au sein de l'entreprise les bienfaits. Donc je rejoins complètement les statistiques qui ont été données. Notamment, nous on a deux stats qu'on suit beaucoup parce qu'on demande aux collaborateurs quand ils reviennent en entreprise avec quoi ils reviennent :

  • 72% d'entre eux se sentent plus fidèles à l'entreprise et sont plus à même de rester plus longtemps. 72%, c'est énorme quand on connaît les coûts du turnover en entreprise aujourd'hui.
  • 89% d'entre eux développent de nouvelles compétences. À une ère, où on parle beaucoup d'IA, de redéveloppement, de management, de soft skills, etc. C'est quand même dingue de se dire qu'en quelques jours par an, on arrive à redévelopper un circuit de réapprentissage et d'up skilling.

Donc nous, on évolue et on investit beaucoup sur la mesure d'impact. Et notamment, on a beaucoup parlé là des impacts RH, mais c'est assez dur de parfois transcrire un nombre de jours sur l'intérêt général final qu'il y a eu. Et donc, on a développé un rapport d'équivalence avec la Banque de France où aujourd'hui, on est capable de dire si un collaborateur développeur a développé un site Internet pour une association dans l'environnement, par exemple, l'association dans l'environnement aide à réduire son tonne de CO2 par an, peut-être 1 000 tonnes par an, et bien si c'est à hauteur de X% de son budget, peut-être 3%, c'est comme si elle avait aidé le développeur, avait permis d'économiser 30 tonnes deCO2 par an. Donc ça, c'est un rapport d'équivalence qu'on fait pour permettre aux entreprises de bien visualiser si j'ai donné tant de jours, c'est tant de familles aidées, tant de CO2 économisé, etc., et d'avoir des vrais indicateurs d'impact. Donc ça, nous, on investit beaucoup là-dessus et après, pour vous donner quelques indicateurs, aujourd'hui, Day One, on vient d'ailleurs de faire une petite acquisition très récente. Donc si je vous donne le groupe qu'on est aujourd'hui, on a fait aujourd'hui l'équivalent d'à peu près 120 000 jours. Pour vous donner un ordre d'idée, c'est comme si on avait donné 30 millions d'euros en équivalent compétences. Notre objectif, c'est d'atteindre 1 million de mécènat de compétences là, d'ici 3 ans, et d'accompagner plus de 500 entreprises, sachant qu'aujourd'hui, on est à 250, donc de au moins doubler dans les 3 prochaines années.

Timothée : Bon, ça, c'est des beaux objectifs. Bravo, en tout cas, pour le projet. Et justement, parce que Margot, elle n'a pas que troqué ses baskets pour le micro, c'est que c'est une fidèle utilisation de ces baskets et qu'on trouvait du coup intéressant que tu puisses un peu nous faire un retour terrain de toi, d'un point de vue plutôt salarié, parce qu'en effet, chez R3, on a offert la possibilité aux collaborateurs qui le souhaitent d'avoir 4 à 5 jours par an de mécénat de compétences. Comment tu l'utilises et qu'est-ce que tu as fait avec ?

Retour d'expérience

Margot : Effectivement, c'est très facile. On a accès à une plateforme où on vient choisir l'association, les actions. Moi, j'ai réalisé plusieurs actions, une avec l'association La Chorba, par exemple, qui aide les personnes en grande précarité. On est venu préparer des petits déjeuners et les distribuer dans des lieux culturels. J'ai aussi fait des actions plutôt environnementales avec une ferme urbaine qui accueille du public et qui sensibilise le public à l'agriculture urbaine. Pour le coup, ça s'appelle La petite ferme de Massy. Et ils comptent sur les bénévoles pour faire tourner la ferme et justement continuer d'accueillir du public et de sensibiliser ce public aux enjeux de l'agriculture urbaine.

Timothée : Un conseil ou des petits tips que tu voudrais donner sur ce sujet de mécénat parce que des fois ça peut faire peur. Est-ce que tu as réussi à mobiliser facilement des camarades ?

Margot : Oui. Je suis assez d'accord avec le fait que c'est une arme de cohésion parce que moi, je n'ai jamais réalisé une seule action avec seule, par exemple. Du coup, c'est assez facile d'aller voir les collègues avec qui on s'entend bien ou même ceux avec qui on échange plus rarement parce qu'on est dans différentes équipes de dire je vais faire telle action. Je sais que c'est un sujet qui t'intéresse l'agriculture urbaine, par exemple. Est-ce que tu voudrais venir avec moi ? Ça marche très bien.

Timothée : Et tu as fait ça quand ? C'était en journée ? Le soir ?

Margot : Oui. Toujours en journée sur le temps de travail. En général, plutôt une demi-journée sur les actions que moi, j'ai réalisées.

Timothée : Super. Merci beaucoup pour ce retour. On arrive un peu à la fin de ce podcast sur le mécénat de compétences.

Merci beaucoup pour ce nouvel épisode de Qui L'Eut Cru ? Qu'il serait possible de faire du bénévolat sur son temps de travail, que travailler et s'engager ne soient plus incompatibles, mais désormais complémentaires, que l'engagement puisse s'intégrer naturellement dans le quotidien professionnel. Merci Élise, merci Margaux, et merci à vous de nous avoir écouté. La prochaine fois, nous aurons la chance d'échanger avec Kinda, qui a développé Bureaux du Cœur, qui apporte une solution de logement aux personnes en situation de précarité en transformant des bureaux vides. Maison ne vous en dit pas plus.

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