Une RSE ancrée de longue date, aujourd’hui structurée et mesurable

Depuis près de 30 ans, La Phocéenne de Cosmétique conçoit et commercialise des produits de beauté distribués majoritairement en grande distribution, à travers des marques comme Le Petit Olivier, Lovéa ou encore Laboratoires Vendôme.
Pour Sophie Dartois, responsable RSE et communication groupe, l’engagement de l’entreprise ne date pas d’hier : « La Phocéenne fait de la RSE depuis toujours, sans forcément le nommer, notamment à travers le travail sur ses filières. » Arrivée en 2022, elle structure la démarche autour de trois piliers : réduire l’impact des produits via l’éco‑conception, préserver le vivant à travers les filières et territoires, et développer des solutions collectives en plaçant l’humain au centre.
La réalisation d’un premier bilan carbone officiel et d’une mesure d’empreinte biodiversité permet alors de poser un diagnostic précis : près de 80 % des impacts sont liés aux matières premières et aux packagings, aussi bien d’un point de vue carbone que biodiversité.
ACT Pas-à-Pas : un cadre collectif pour franchir un cap
Si La Phocéenne disposait déjà d’un plan d’action et d’objectifs de décarbonation, l’entreprise souhaitait aller plus loin, notamment sur son scope 3, central dans le secteur cosmétique.
« On avait formulé un objectif ambitieux, mais pas encore aligné avec la science. Rejoindre ACT est arrivé au bon moment, quand on était prêts à pouvoir aller plus loin. »
La dimension collective due l'accompagnement ACT Pas-à-Pas, opération réalisée avec le soutien financier de l'ADEME et le programme PACTE Industrie et portée par le Groupement Les Mousquetaires, a été déterminante : « En tant que PME, avancer seule, c’était coûteux et complexe. Le collectif permet de partager, de se projeter et de bénéficier d’un cadre structurant. »
Les échanges entre pairs, les retours d’expérience d’anciennes promotions et l’alternance entre temps collectifs et accompagnement individuel ont permis de maintenir un rythme et une dynamique dans la durée, sur des sujets jugés complexes mais structurants.
Passer de la donnée à la décision : structurer sans perdre le sens

Pour Sophie Dartois, la démarche ACT Pas-à-Pas a surtout permis de mieux exploiter la donnée carbone, en la transformant en un véritable outil d’aide à la décision. « La donnée carbone, seule, ne suffit pas. Ce qui est clé, c’est l’analyse : à quoi elle va m’être utile pour flécher des actions et quantifier leurs impacts. »
Le cadre de travail proposé dans ACT, outillé notamment via le module carbone de R3 Connect, a permis d’entrer dans un niveau d’analyse plus fin, en particulier sur les matières premières, qui représentent près de deux tiers de l’empreinte carbone de La Phocéenne de Cosmétique. Cette lecture plus précise a aidé l’entreprise à hiérarchiser ses priorités et à objectiver ses choix.
« Le fait d’avoir des métriques carbone par projet, avec des graphiques très parlants, donne du poids au sujet, notamment pour embarquer un COMEX. »
Une méthode adaptable pour aboutir à un plan d’action concret
Au-delà de la mesure, ACT Pas-à-Pas a permis à La Phocéenne de Cosmétique de structurer des actions très opérationnelles, en cohérence avec ses enjeux spécifiques. Parmi elles, un audit des matières premières est actuellement en cours afin de poser les bases d’une charte d’achats responsables, intégrant à la fois des critères carbone et biodiversité.
« Il ne faisait pas sens pour nous de ne traiter que le carbone, au vu de notre dépendance aux matières premières agricoles. »
Sophie Dartois souligne ici un point déterminant : la flexibilité de la méthode ACT et la capacité de l’équipe R3 à l’adapter au niveau de maturité de l’entreprise.
« On respecte le cadre méthodologique, mais on a pu adapter l’ordre des étapes pour avancer d’abord sur le plan d’action, avant de revenir sur la vision. Cette adaptabilité est clé pour rester aligné avec notre fonctionnement interne. »
Cette approche sur mesure, combinée à une forte écoute des équipes projet, a permis d’aboutir à un plan d’action réaliste, aligné avec les impacts prioritaires de l’entreprise, tout en s’inscrivant dans une vision plus globale de sécurisation des filières et de transition durable.
« Ce qui compte, ce n’est pas d’aller plus vite que les autres, mais d’aboutir à quelque chose de concret, mesurable et applicable. »
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La filière argan, un projet emblématique et profondément structurant
La filière argan au Maroc incarne de manière très concrète la vision RSE de La Phocéenne de Cosmétique. Lancé en 2018, ce projet a été pensé dès l’origine avec une approche globale et de long terme, bien au‑delà du seul enjeu d’approvisionnement. Il a été cofinancé dès l’origine avec le Groupement Les Mousquetaires, avec lequel La Phocéenne de Cosmétique entretient une relation de long terme, fondée sur des engagements communs en matière de filières durables et d’impact territorial.

L’objectif initial était de répondre aux besoins fondamentaux des communautés rurales : accès à l’eau potable, électricité via l’énergie solaire, amélioration des conditions de travail des femmes qui concassent les noix d’argan. Le projet s’est ensuite enrichi de volets formation, diversification des revenus et structuration de coopératives locales, tout en intégrant la préservation de l’arganeraie, un écosystème fragile et clé dans la lutte contre la désertification.
« C’est un bel exemple de RSE pragmatique, qui agit à la fois sur le social, l’environnemental et l’économique. »
Avec près de 50 emplois créés et environ 300 familles bénéficiaires, la filière argan illustre la volonté de La Phocéenne de Cosmétique de sécuriser ses filières tout en ayant un impact positif et durable sur les territoires.
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