Acheter autrement : le secret pour réduire vos impacts financiers et environnementaux

Article
Publié le
October 6, 2025
Et si les achats devenaient le levier n°1 de votre transition ? Moins de coûts, plus de sens, plus de résilience : en 2025, acheter mieux, c’est transformer durablement votre performance.

Hier le triptyque “qualité-coût-délais”, aujourd’hui celui de “carbone, circularité, coopération”. En 2025, les achats n’ont plus le choix : face aux crises, aux nouvelles régulations et aux attentes de la société, ils doivent se réinventer. Leur objectif ? Acheter moins mais mieux.

Point de bascule pour les achats

Les achats représentent, en moyenne, 60% du chiffre d’affaires d’une entreprise. Ce chiffre peut même atteindre 80% du chiffre d’affaires dans certains secteurs d’activité (source Harvard Business Review - 01/04/2021). Et pourtant les départements achat, clefs de la rentabilité de l’entreprise, sont (trop) souvent sous la ligne de flottaison. Cette discrétion, toute confortable, est néanmoins en train d’éclater au grand jour. En 2025, nous sommes arrivés à un point d’inflexion.

La structure même des achats se trouve bousculée par plusieurs facteurs exogènes et l’oblige à se repenser tant sur la manière d’acheter que sur la posture et la vision à tenir. Parmi ces facteurs, citons-en quatre en particulier :

  1. Une chaîne de valeur sous les critiques de la société civile. L’effondrement tristement célèbre du Rana Plaza (2013) a violemment levé le rideau sur les pratiques des entreprises textiles. Jusqu’alors invisible, le monde entier a découvert une réalité que personne ne voulait voir. Depuis, la société civile met la pression sur les entreprises et les pousse à s’aligner, à faire preuve d’une rigueur exemplaire. La réglementation lui a emboîté le pas, particulièrement en France et en Europe.
  1. Une réglementation qui oblige les entreprises à l’intégration de pratiques durables (environnementales, sociales, sociétales) et une transparence sur toute leur chaîne de valeur. Et ces outils se révèlent payants pour influencer les actions et les politiques existantes mais également pour amorcer un changement concret sur le moyen et le long terme. Vous aurez reconnu la CSRD (Corporate Sustainability Reporting Directive), la CS3D (directive sur le devoir de vigilance des entreprises en matière de durabilité), etc.

Malgré l’ère du temps qui voudrait réduire la voilure sur les réglementations environnementales et sociales ("omnibus"), les entreprises, elles, contrairement à ce qu’on leur fait dire, sont pour une réglementation plus exigeante et une comparabilité entre elles sur les sujets de durabilité. C’est ce qu’a dévoilé en mai 2025, le collectif #WeAreEurope dans une enquête européenne inédite. Les 1062 entreprises répondantes révèlent que la majorité d’entre elles soutiennent largement (à 61% en Europe et 64% en France) les exigences actuelles de reporting extra-financier. Seules 17% en sont insatisfaites !

  1. Un réchauffement climatique qui enraye la mécanique bien huilée des achats avec des ruptures d’approvisionnement de plus en plus fréquentes. Les dérèglements de notre climat, qui ne font que commencer, amènent avec eux leur lot de catastrophes naturelles, de plus en plus fréquentes et intenses. Et forcément les impacts sur les sociétés humaines et leurs activités sont immédiats.
  1. Une réelle difficulté à appréhender la chaîne de valeur… tant elle peut être complexe, et c’est peu de le dire. EcoVadis, remonte dans son baromètre 2024 que seulement environ la moitié des entreprises ont une visibilité sur plus de 50% de leurs fournisseurs de rang 1. Autrement dit, 1 entreprise sur 2 ne connaît pas la moitié de ses fournisseurs directs… Et lorsque l’on descend au rang 2, ce chiffre tombe à 20% ! Le chiffre est autant compréhensible qu’affolant.

Une transformation en marche mais difficile à mettre en œuvre

Face à ces différents constats et compte tenu de l’importance de l’impact environnemental et social de la chaîne de valeur amont (qui représente jusqu’à 70% de ce même impact environnemental selon une étude EY de 2023), le triptyque classique “qualité-coût-délais” est voué à changer, pour de bon.

L’enjeu majeur consiste dorénavant à intégrer la durabilité tout au long de la relation fournisseur (de la sélection des partenaires, au suivi de la performance en passant par les négociations et la contractualisation), pour anticiper les crises, préserver l’entreprise de « bad buzz » et surtout aligner les pratiques achats sur la stratégie RSE.

Côté pile, les achats deviennent l’indispensable "bras armé" des ambitions durables de leur entreprise, côté face ils doivent en un temps record pivoter et se repenser en profondeur en intégrant des challenges stratégiques, RH, organisationnels et bien sûr financiers… Car l’enjeu de la transition implique des investissements forts tout en améliorant les marges… Bref, la mue vers les achats responsables n’est pas une mince affaire.

Si certaines entreprises ont montré la voie (à l’instar de Schneider et de la Poste, pour ne citer qu’eux), force est de constater que le tempo de transformation n’est pas encore là. Si 93% des organisations françaises ont, selon le baromètre 2024 de l’Obsar, engagé une démarche Achats Responsables, il ne faut pas oublier que près d’un tiers l’ont fait très récemment, lors des deux dernières années. Et ce en majorité dans le secteur public et celui des PME. Toujours, selon la même étude, un tiers des organisations de plus de 1 000 salariés n’ont pas encore de cartographies des risques. Le chiffre parle là encore, de lui-même.

La dernière étude d’Ecovadis intitulée “Les entreprises passent à l’action”, pousse un peu plus loin le constat, au niveau international notamment : "60% de l’ensemble des entreprises évaluées, et 75% des entreprises évaluées pour la première fois, se trouvent toujours dans la zone de risque élevé" (inférieur à 45 sur l'échelle EcoVadis).

Acheter mieux : les ingrédients de la réussite

Alors comment faire pour que les achats responsables deviennent la norme ?
La baguette magique n’existe malheureusement pas, mais à bien y regarder, une voie émerge. Laquelle ? Celle d’accepter de reconsidérer l’habituel et de sortir des dogmes. On vous l’illustre à travers quatre axes :

Premier axe, penser carbone

Les entreprises estiment que la principale barrière à la décarbonation est le manque d’investissement pour 61% d’entre elles (Argos - BCG_Climate Transition Barometer 2025 - Forget the noise : Climate Action accelerates in European businesses). Qu’à cela ne tienne : arrêtons de croire qu’économie et écologie ne vont pas ensemble.
Pour preuve, 88% des entreprises françaises étudiées dans le baromètre Obsar de 2024 déclarent que le poste de coûts pris en compte le plus fréquemment pour les achats équipements est… le coût d’acquisition. Or, on sait qu’il ne représente qu’environ un tiers du coût global (cf. étude R3). En effet, 75% se retrouve dans l’usage des équipements et intègre la maintenance, l’énergie, mais aussi le CO2, l’eau, etc. Le coût facial n'est donc pas la bonne boussole. Le TCO qui intègre les matérialités environnementales, oui. C’est ce que nous appelons chez R3 le TCO2. Cette nouvelle évaluation des achats est LE compas à privilégier. Il permet d’identifier des gains environnementaux et financiers. Plus encore, il ouvre de nouvelles perspectives pour piloter l’usage des équipements et de financer autrement les acquisitions.

L’angle mort de l’usage tient aussi une à une dispersion des datas dans des divisions différentes (achats, équipements, terrain...)… Ceci explique certainement cela pour partie, mais pas complètement. Mais cela amène un autre point.

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Deuxième axe, travailler ensemble

Que ce soit avec ses clients internes et/ou avec ses fournisseurs stratégiques, le futur est dans la collaboration. Développer des relations dites “gagnant-gagnant” permet de créer des synergies uniques, de fidéliser les fournisseurs et de bénéficier avant d’autres des innovations responsables. C’est ce qu’on appelle l’avantage concurrentiel, au service d’une transition qui a du sens.

Troisième axe, transformer la culture achats

Une personne au Comex d’une grande entreprise confiait il y a peu aux équipes R3, qu’elle ne pensait pas "qu’il fallait autant de temps pour changer une culture achat. Qu’il fallait, en fait, investir dans cette mue". Embarquer ses équipes, quelle que soit la taille de l’entreprise devient un enjeu majeur, si ce n’est le plus crucial. Former, accompagner, récompenser les succès (durables)... La transformation embarque et donne un sens commun, à hauteur "d’homme et de femme", qui rejaillira sur les relations en interne, avec les fournisseurs mais également en recrutement.

Quatrième axe, Transformer la culture achats (bis)

Il y a peut-être également tout à gagner à repenser la manière dont les négociations se font classiquement. Aller chercher des gains ne passe pas que par la négociation, du moins ce n’est pas toujours le bon point de départ. Privilégions l’acheter moins, puis achetons mieux en questionnant le coût complet des achats, et alors peut commencer une négociation plus réfléchie. Les gains les plus intéressants se trouvent souvent dans cet “acheter mieux”. En bref : la négociation est la fin d’un processus et non pas le point d’entrée. Bien entendu, cela ne suffit pas, il faut également outiller les équipes, maîtriser les risques, évaluer les fournisseurs, etc.

De ces axes se dégage un chemin intéressant, celui d’une aventure collective et de la réconciliation entre économie et écologie. Urgente et nécessaire. La balle est dans leur (notre) camp.  

Et si vos achats devenaient le moteur de votre performance durable ?

Chez R3, nous vous guidons pour acheter moins, mais mieux. Grâce à notre approche TCO2, identifiez des leviers concrets pour réduire vos coûts, vos impacts et transformer vos pratiques.

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Selon Écovadis en 2022, 33% des fournisseurs sont sollicités sur des critères RSE (+17pts en 2 ans), et 70% trouvent ces demandes pertinentes.

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Les questions fréquentes

Comment embarquer les fournisseurs dans une démarche responsable ?

Une politique d'achats responsables ne peut rester une intention interne : elle n'a d'impact réel que si elle embarque les fournisseurs eux-mêmes, puisque c'est là que se concentre l'essentiel de l'empreinte environnementale d'une entreprise. Le scope 3 peut représenterjusqu'à 70 % de l'impact environnemental total, ce qui fait de la chaîne de valeur le principal levier de décarbonation, bien plus que le périmètre direct de l'entreprise.

La première clé de cet embarquement est relationnelle : il s'agit de développer des relations gagnant-gagnant avec les fournisseurs stratégiques, plutôt que des rapports de force ponctuels lors des négociations. Cette logique de coopération permet de créer des synergies, de fidéliser les partenaires les plus engagés, et de bénéficier en avant-première d'innovations responsables qu'un fournisseur développera plus volontiers avec un client qui l'accompagne qu'avec un client qui se contente d'exiger.

Concrètement, R3 structure cet accompagnement autour de formations dédiées aux fournisseurs, de feuilles de route co-construites avec eux plutôt qu'imposées, et d'outils communs comme le prix interne du carbone, qui donne une référence chiffrée partagée pour aligner les décisions des deux parties. Cet accompagnement peut aussi passer par des programmes collectifs subventionnés, qui aident les fournisseurs à structurer leur propre démarche RSE et carbone sans en supporter seuls le coût, ainsi que par des dispositifs comme Réseau+ qui visent à engager l'écosystème dans son ensemble plutôt qu'un fournisseur à la fois.

Cette démarche se heurte cependant à un défi structurel de visibilité : seules environ 50 % des entreprises ont une vision sur plus de la moitié de leurs fournisseurs de rang 1, et ce chiffre tombe à 20 % pour le rang 2. Embarquer les fournisseurs suppose donc, en amont, de mieux cartographier sa chaîne d'approvisionnement, notamment à l'aide de plateformes d'évaluation standardisées comme EcoVadis, qui permettent de comparer les scores ESG des fournisseurs à l'échelle internationale plutôt que sur des critères disparates.

En résumé, embarquer ses fournisseurs, c'est transformer une exigence descendante en démarche collaborative et mesurable, seule capable de faire de la décarbonation du scope 3 une réalité plutôt qu'un objectif théorique.

Comment embarquer mes équipes dans une démarche biodiversité ?

Une stratégie biodiversité ne peut réussir que si elle est portée par les collaborateurs, et pas seulement pilotée depuis la direction RSE. L'embarquement des équipes est donc une étape à part entière de la démarche, au même titre que le diagnostic ou le plan d'action.

Le point de départ est la sensibilisation. R3 anime notamment la Fresque de la Biodiversité, un atelier ludique et collaboratif qui permet aux participants de comprendre ensemble les causes et les conséquences de l'érosion du vivant, puis de réfléchir collectivement à des solutions. Ce format a un double intérêt : il crée une vision partagée des dépendances et des impacts de l'entreprise sur la nature, condition indispensable pour qu'une démarche biodiversité soit comprise et acceptée, et il génère de l'envie d'agir en donnant à chacun un rôle concret plutôt qu'un discours descendant.

Cette phase de sensibilisation facilite ensuite l'appropriation des enjeux à tous les niveaux de l'entreprise et l'émergence de projets à impact portés directement par les collaborateurs, souvent plus pertinents et mieux acceptés que des mesures imposées d'en haut. Pour que cette dynamique s'inscrive dans la durée, l'accompagnement doit rester progressif et pédagogique : on ne demande pas aux équipes de maîtriser d'emblée les cadres techniques (LEAP, ESRS E4, TNFD), mais de monter en compétence pas à pas, à travers des formats de formation adaptés à leurs métiers et à leur niveau de maturité sur le sujet.

Enfin, pour que l'embarquement des équipes se traduise en résultats durables, la biodiversité doit progressivement s'intégrer dans la gouvernance et les décisions opérationnelles de l'entreprise, via des indicateurs de suivi partagés et une feuille de route claire, plutôt que de rester un sujet ponctuel porté par un atelier isolé.

En résumé, embarquer ses équipes, c'est enclencher une dynamique en trois temps : sensibiliser par l'expérience collective, faire monter en compétence progressivement, puis ancrer le sujet dans la gouvernance pour transformer l'adhésion initiale en engagement durable.

Est-il obligatoire pour une entreprise de mettre en place une stratégie RSE ?

Il n’est généralement pas obligatoire pour une entreprise de mettre en place une stratégie RSE, mais il existe des exceptions et des incitations :

  • Rapport RSE Obligatoire : En Europe, certaines grandes entreprises cotées et les institutions financières doivent fournir un rapport non financier (ou de développement durable) détaillant leurs activités RSE. En France, c’est obligatoire pour les grandes entreprises de plus de 500 employés.
  • Normes et Réglementations Sectorielles : Certaines industries ont des normes spécifiques en matière de RSE, en particulier dans les secteurs les plus à risque en matière d’environnement ou de droits humains.
  • Pression des Parties Prenantes : Les clients, investisseurs, employés et autres parties prenantes exigent souvent des entreprises des engagements clairs en matière de RSE.

Même si ce n’est pas toujours obligatoire, il est de plus en plus avantageux d’intégrer une stratégie RSE pour répondre aux attentes croissantes du marché et améliorer sa réputation.

Quels critères intégrer dans une démarche d’achats responsables ?

Au-delà du prix et de la qualité, qui restent des critères de base, une démarche d'achats responsables suppose d'élargir la grille de décision à des critères environnementaux, sociaux et de gouvernance, afin de refléter les véritables enjeux RSE et les attentes des parties prenantes.

Sur le plan environnemental, il s'agit d'évaluer la performance énergétique des produits et équipements, leur contribution à la réduction des déchets, et leurs émissions carbone. C'est là qu'intervient le TCO², un indicateur de coût total qui intègre l'ensemble du cycle de vie, acquisition, usage, fin de vie, plutôt que le seul prix d'achat initial. Cette approche permet souvent d'identifier des gains économiques et environnementaux simultanés, un équipement plus coûteux à l'achat pouvant s'avérer plus performant sur la durée.

Sur le plan social, les critères concernent les conditions de travail chez les fournisseurs, le respect des droits humains et la diversité au sein de leurs pratiques. Ces critères prennent une importance croissante à mesure que les entreprises sont tenues responsables non plus seulement de leurs propres pratiques, mais de celles de l'ensemble de leur chaîne de valeur.

C'est justement là que se situe l'un des principaux points de vigilance : la visibilité sur cette chaîne de valeur reste souvent limitée. En moyenne, seule la moitié des entreprises a une visibilité sur plus de 50 % de ses fournisseurs de rang 1, et cette visibilité chute à environ 20 % pour les fournisseurs de rang 2. Une démarche d'achats responsables sérieuse doit donc aussi intégrer un critère de traçabilité et de connaissance de sa chaîne d'approvisionnement au-delà du premier niveau, sous peine de piloter une stratégie RSE sur une vision incomplète des risques réels.

Enfin, sur le plan économique et de gouvernance, les critères incluent la maîtrise des coûts cachés (maintenance, durabilité des équipements, gestion de fin de vie), la maîtrise des risques fournisseurs, la sécurisation opérationnelle des approvisionnements, ainsi que des pratiques équitables comme le respect des délais de paiement.

Pour objectiver ces critères plutôt que de s'appuyer sur des déclarations d'intention, les entreprises s'appuient de plus en plus sur des plateformes d'évaluation standardisées comme EcoVadis, qui permettent de comparer les fournisseurs sur des scores ESG homogènes plutôt que sur des données disparates et difficiles à vérifier.

Quels sont les avantages des achats responsables pour mon entreprise ?

Une politique d'achats responsables ne se résume pas à un exercice de conformité RSE : elle produit des bénéfices tangibles sur plusieurs plans, économique, opérationnel, commercial et humain.

Le premier bénéfice est la maîtrise des coûts cachés. En raisonnant en coût total de possession plutôt qu'en seul prix d'achat, l'entreprise réduit ses dépenses d'exploitation, améliore la durabilité de ses équipements, optimise leur fin de vie et limite la maintenance et le gaspillage, des économies souvent invisibles dans une négociation classique centrée sur le prix d'entrée.

Vient ensuite un pilotage global des risques : une démarche d'achats responsables permet d'anticiper et de prévenir les crises en maîtrisant les risques sociaux, environnementaux, économiques et réglementaires présents tout au long de la chaîne d'approvisionnement, plutôt que de les découvrir au moment où ils se matérialisent chez un fournisseur.

Ces pratiques constituent aussi un avantage concurrentiel réel : elles permettent de se différencier auprès des clients, partenaires et financeurs, et facilitent l'accès aux appels d'offres qui intègrent désormais des critères ESG dans leur sélection, ainsi qu'aux financements durables.

Comme 70 % de l'impact environnemental des entreprises provient en moyenne des émissions de scope 3, les achats responsables sont également le principal levier de réduction de ce scope : en engageant les fournisseurs dans une dynamique vertueuse, l'entreprise aligne l'ensemble de sa chaîne de valeur sur ses objectifs de décarbonation, plutôt que de limiter son action à son seul périmètre direct.

Enfin, cette démarche renforce la marque employeur : la cohérence entre le discours de l'entreprise et ses pratiques d'achat, associée à un engagement sociétal visible et à une montée en compétence des équipes achats, contribue à l'attractivité auprès des talents.

En résumé, les achats responsables transforment une fonction souvent perçue comme un centre de coûts en un véritable levier de résilience opérationnelle, de maîtrise des coûts cachés et de valorisation de l'image de marque.