Depuis quelques années, les achats responsables sont sous le feu des projecteurs. Et pour cause, acheter responsable, c’est renforcer la résilience opérationnelle, c’est améliorer la maîtrise des coûts cachés, c’est valoriser l’image de marque. Mais transformer sa politique d’achats responsables, cela dépend aussi de sa vision de l’entreprise, de la transition écologique et du monde…
Et vous, quel futur acheteur responsable êtes-vous ?
Pour vous le chiffre 61, ça vous rappelle :
- Réponse A : le pourcentage d’entreprises qui estiment que la principale barrière à la décarbonation est le manque d’investissement (source : Argos - BCG_Climate Transition Barometer 2025 - Forget the noise : Climate Action accelerates in European businesses).
- Réponse B : le score de votre collègue Guillaume au dernier bowling du jeudi soir, un record dans l’histoire de l’entreprise
- Réponse C : le nombre de cafés que vous avez pris en une semaine pour discuter ça et là des peurs qu'engendrerait la nouvelle campagne de votre entreprise “Les achats responsables, c’est maintenant”
“Que disent les sondages avant la présidentielle de 2027 ? Et faut-il leur faire confiance ?” C’était le sujet du débat au self de l’entreprise ce midi. Votre opinion, vous l’avez donnée avec beaucoup de certitude :
- Réponse A : un sondage est basé sur la déclaration des gens. Or, ces déclarations sont rarement fondées. Et vous avez pris un exemple que vous adorez : seules 48% des entreprises françaises étudiées dans le baromètre Obsar 2024 déclarent prendre en compte systématiquement le coût d'utilisation lors de l'achat d'équipements. Et pourtant celui-ci peut représenter jusqu'à 70% du coût total (TCO) (étude R3). Et là tout le monde s’est arrêté et a mangé son dessert en silence.
- Réponse B : au lieu de parler dans le vide, vous avez proposé à ce petit groupe d’organiser une élection virtuelle dans toute l’entreprise. Ce projet a tellement bien marché que la méthodologie a été reprise par le service achats qui a sondé vos collaborateurs pour connaitre leur avis sur un tout autre sujet : les achats responsables.
- Réponse C : vous avez donné votre avis et les gens ont dit qu’ils étaient d’accord. Vous avez choisi une tartelette au citron en dessert et tous ont fait pareil. Vous avez parlé avec enthousiasme du levier que représentent les achats pour s’adapter à la crise climatique et vos collaborateurs vous ont suivi.
Vous allez à un concert et l’artiste entonne son tube “J’adore les achats responsables”...
- Réponse A : Vous vous demandez si vous êtes capable d’évaluer au décibel près l’intensité de sa voix exceptionnelle
- Réponse B : Vous vous tenez bras-dessus bras-dessous avec le reste de la direction achats et vous reprenez en choeur
- Réponse C : Vous avez une illumination : il faut mettre ce son toute la journée dans les couloirs de l’entreprise pour que le regard des collaborateurs sur les achats tels qu’ils existent aujourd’hui changent petit à petit…
Lorsqu’on vous a recruté dans l’entreprise, on vous a posé la question : “ Citez quelques bénéfices clés d’une stratégie achats responsables”, et vous avez répondu :
- Réponse A : À peine la question posée vous vous êtes régalé. “Il est évident que transformer sa politique d’achats permet de maximiser la création de valeur financière et extra-financière…” Puis vous avez cité un chiffre, puis deux, puis 10 et le recruteur a pleuré de joie.
- Réponse B : Vous avez proposé d’aller interroger les membres de la direction achat parce que tout seul vous allez vite, mais ensemble, vous irez plus loin. Et vous êtes revenu avec des post-its de toutes les couleurs : “Maîtrise des coûts cachés”, “Pilotage global des risques”, “Avantage concurrentiel”, “Réduction du scope 3”, “Marque employeur renforcée”... Et le directeur RH face à vous a écrit sur sa feuille “L’union fait la force.”
- Réponse C : Vous avez commencé votre réponse par “Il était une fois…” en racontant comment d’autres entreprises ont basculé sur une nouvelle stratégie des achats responsables et qui plus est profitable. Le recruteur a adoré. Et vous avez été recruté.
Pour vous, achats responsables, ça rime avec :
- Réponse A : “calculs préalables”
- Réponse B : “mettons-nous autour de la table”
- Réponse C : “nos idées sont toujours malléables”
L’indicateur TCO2…
- Réponse A : Vous connaissez très bien, c’est même le mot que vous avez le plus prononcé ce dernier mois avec une occurrence de 421 fois selon vos estimations. Non seulement cet indicateur permet de prendre des décisions plus durables, mais surtout, et ça vous adorez, il ne va pas contre la rentabilité et la vision chiffrée que vous aviez de vos activités !
- Réponse B : Vous n’en avez pas entendu parlé mais vous avez prévu une raclette avec l’équipe R3 ce soir, vous leur demanderez plus d’explications.
- Réponse C : Vous en avez fait des posters stylisés que vous avez affichés dans le hall de l’entreprise, avec écrit en couleurs multiples : “évaluation du coût global des équipements”, “ensemble de leur cycle de vie”, “vision holistique des coûts” et “intégration des impacts environnementaux” (notamment le carbone).
Vous avez deux passions dans la vie :
- Réponse A : les grasses matinées du dimanche et la réduction des coûts tout en créant de la valeur
- Réponse B : le rugby à 7 et les réunions d’équipe du lundi
- Réponse C : le chocolat au lait et la conduite du changement ancrée dans votre écosystème (qui, il faut le dire, a été largement portée par R3 et qui, selon nos informations, est plutôt chocolat noir)
Lors du séminaire de fin d’année, on vous a demandé d’animer un atelier sous forme de comédie musicale. Le titre que vous avez choisi :
- Réponse A : “Mamma Mia ça marche ! Ou Comment les achats responsables sont-ils un levier spectaculaire de performance ?”
- Réponse B : “Forever together ou Comment mettre l’intelligence collective au service d’une nouvelle politique d’achats responsables ?”
- Réponse C : “Les 10 commandements ou Comment embarquer les fournisseurs dans une démarche responsable ?”
Vous feuilletez un magazine dans la salle d’attente du médecin et vous tombez sur ce chiffre : “Plus de 90% des organisations françaises ont, selon le baromètre 2024 de l’Obsar, engagé une démarche Achats Responsables”
- Réponse A : Vous connaissez ce chiffre, c’est même 93 pour être plus exact.
- Réponse B : Vous le prenez en photo et le partagez sur le groupe whatsapp de la direction achats avec un emoji de deux mains serrées.
- Réponse C : Et cela fait monter un autre type de fièvre en vous, celle-là beaucoup plus agréable ! Surtout quand la suite de l’article précise que près d’un tiers l’ont fait très récemment, lors des deux dernières années. Vous allez raconter ça à tout le monde demain matin, et tout le monde sera contaminé par votre enthousiasme !
Votre enfant vous demande en rentrant du travail de lui raconter votre journée.
- Réponse A : La vérité sort de la bouche des enfants mais peut aussi faire le trajet inverse si on s’adresse à eux clairement. Vous écrivez sur les murs de sa chambre, en très grand : “J’ai modifié la politique d’achats responsables de mon entreprise, c’est-à-dire l’ensemble des outils et méthodologies visant à intégrer des critères environnementaux, sociaux et éthiques dans les décisions d’achat. Grâce à cela, nous allons pouvoir sécuriser la chaîne d’approvisionnement, réduire les risques et prendre soin de ton avenir”.
- Réponse B : Vous avez sorti une boite de lego et vous lui avez montré comment les assembler pour que ça tienne en équilibre et que les rouges soutiennent les bleus et vice-versa. Et il a compris.
- Réponse C : Vous lui avez demandé s’il préférait une pizza délicieuse que vous avez cuisiné, ou deux un peu moyennes en goût. Il a choisi la première option. Vous lui avez dit que c’est exactement ce que vous tentiez de faire dans votre entreprise : mettre dans la tête de vos collègues qu’il fallait privilégier “l’acheter moins” au profit de “l’acheter mieux”. Et puis vous êtes rentré dans les détails en questionnant le coût complet des achats, en précisant qu’il était important d’outiller les équipes, de bien maîtriser les risques, d’évaluer les fournisseurs et votre enfant était déjà dans la salle à manger, une part de quatre-fromages maison dans la bouche.
Résultats
Vous avez un maximum de réponses A, vous avez un coeur de “Stratège des données”
Dans leurs bureaux, vos collègues ont quelques photos de leurs enfants ou de leurs dernières vacances dans les Alpes, vous, vous avez des graphiques et des posters avec des chiffres partout. Pour vous, la vie d’une entreprise, c’est donc avant tout ces chiffres, ces vérités, ces calculs. Et de cette approche rationnelle, et d’elle seulement, peuvent découler des prises de décisions intelligentes, notamment dans le domaine des achats. Calculer, c’est identifier froidement et logiquement les gains environnementaux et financiers, c’est offrir de nouvelles perspectives solides, prouvées et éprouvées pour piloter l’usage des équipements et financer autrement les acquisitions.
Vous avez un maximum de réponses B, vous avez un coeur de “Facilitateur du changement”
Vous adorez les cacahuètes. Pas celles des pots de départ, ni même des pots d’arrivée, mais bien ces moments informels qui font que vos collaborateurs et vous “font équipe”, créent du lien, des synergies, développent des relations dites “gagnant-gagnant” et fidélisent même les fournisseurs. Le collectif décuple la capacité de l’entreprise à s’adapter au futur, vous en êtes convaincu. En résumé : les achats responsables, c’est donc avant tout une histoire de collaboration, autant avec vos clients internes que vos fournisseurs stratégiques, là où se déploie la transition durable, là où se trouvent les avantages concurrentiels.
Vous avez un maximum de réponses C, vous avez un coeur “d’Ambassadeur de la transition”
Dans une autre vie, vous seriez influenceur. Vous avez la capacité à embarquer les autres et surtout à provoquer des changements de “culture d’entreprise” profonds et rapides. Pour vous, changer une culture achat n’est pas forcément un chantier qui s’étendra sur des années. Et le terrain et l’expérience le confirment. Rendre vos achats responsables passe par une transformation des mentalités minutieusement pensée : en formant, accompagnant et récompensant les paliers franchis. Cette transformation donne alors un sens commun qui rejaillira sur les relations en interne, mais aussi avec les fournisseurs.

























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