Quel acheteur responsable êtes-vous ? Faites le test !

Article
Publié le
April 9, 2026
Stratège des données, facilitateur du changement ou ambassadeur de la transition : identifiez votre profil d’acheteur responsable et découvrez comment les achats responsables peuvent réduire les coûts, renforcer la résilience et accélérer la performance durable de votre entreprise.

Depuis quelques années, les achats responsables sont sous le feu des projecteurs. Et pour cause, acheter responsable, c’est renforcer la résilience opérationnelle, c’est améliorer la maîtrise des coûts cachés, c’est valoriser  l’image de marque. Mais transformer sa politique d’achats responsables, cela dépend aussi de sa vision de l’entreprise, de la transition écologique et du monde…

Et vous, quel futur acheteur responsable êtes-vous ?  

Question 1

Pour vous le chiffre 61, ça vous rappelle :

  • Réponse A : le pourcentage d’entreprises qui estiment que la principale barrière à la décarbonation est le manque d’investissement (source)
  • Réponse B : le score de votre collègue Guillaume au dernier bowling du jeudi soir, un record dans l’histoire de l’entreprise
  • Réponse C : le nombre de cafés que vous avez pris en une semaine pour discuter ça et là des peurs qu'engendrerait la nouvelle campagne de votre entreprise “Les achats responsables, c’est maintenant”

Question 2

“Que disent les sondages avant la présidentielle de 2027 ? Et faut-il leur faire confiance ?” C’était le sujet du débat au self de l’entreprise ce midi. Votre opinion, vous l’avez donnée avec beaucoup de certitude :

  • Réponse A : un sondage est basé sur la déclaration des gens. Or, ces déclarations sont rarement fondées. Et vous avez pris un exemple que vous adorez : seules 48% des entreprises françaises étudiées dans le baromètre Obsar 2024 déclarent prendre en compte systématiquement le coût d'utilisation lors de l'achat d'équipements. Et pourtant celui-ci peut représenter jusqu'à 70% du coût total (TCO) (étude R3). Et là tout le monde s’est arrêté et a mangé son dessert en silence.
  • Réponse B : au lieu de parler dans le vide, vous avez proposé à ce petit groupe d’organiser une élection virtuelle dans toute l’entreprise. Ce projet a tellement bien marché que la méthodologie a été reprise par le service achats qui a sondé vos collaborateurs pour connaitre leur avis sur un tout autre sujet : les achats responsables.
  • Réponse C : vous avez donné votre avis et les gens ont dit qu’ils étaient d’accord. Vous avez choisi une tartelette au citron en dessert et tous ont fait pareil. Vous avez parlé avec enthousiasme du levier que représentent les achats pour s’adapter à la crise climatique et vos collaborateurs vous ont suivi.

Question 3

Vous allez à un concert et l’artiste entonne son tube “J’adore les achats responsables”...

  • Réponse A : Vous vous demandez si vous êtes capable d’évaluer au décibel près l’intensité de sa voix exceptionnelle
  • Réponse B : Vous vous tenez bras-dessus bras-dessous avec le reste de la direction achats et vous reprenez en choeur
  • Réponse C : Vous avez une illumination : il faut mettre ce son toute la journée dans les couloirs de l’entreprise pour que le regard des collaborateurs sur les achats tels qu’ils existent aujourd’hui changent petit à petit…

Question 4

Lorsqu’on vous a recruté dans l’entreprise, on vous a posé la question : “ Citez quelques bénéfices clés d’une stratégie achats responsables”, et vous avez répondu :

  • Réponse A : À peine la question posée vous vous êtes régalé. “Il est évident que transformer sa politique d’achats permet de maximiser la création de valeur financière et extra-financière…” Puis vous avez cité un chiffre, puis deux, puis 10 et le recruteur a pleuré de joie.
  • Réponse B : Vous avez proposé d’aller interroger les membres de la direction achat parce que tout seul vous allez vite, mais ensemble, vous irez plus loin. Et vous êtes revenu avec des post-its de toutes les couleurs : “Maîtrise des coûts cachés”, “Pilotage global des risques”, “Avantage concurrentiel”, “Réduction du scope 3”, “Marque employeur renforcée”... Et le directeur RH face à vous a écrit sur sa feuille “L’union fait la force.”
  • Réponse C : Vous avez commencé votre réponse par “Il était une fois…” en racontant comment d’autres entreprises ont basculé sur une nouvelle stratégie des achats responsables et qui plus est profitable. Le recruteur a adoré. Et vous avez été recruté.

Question 5

Pour vous, achats responsables, ça rime avec :

  • Réponse A : “calculs préalables”
  • Réponse B : “mettons-nous autour de la table”
  • Réponse C : “nos idées sont toujours malléables”

Question 6

L’indicateur TCO2…

  • Réponse A : Vous connaissez très bien, c’est même le mot que vous avez le plus prononcé ce dernier mois avec une occurrence de 421 fois selon vos estimations. Non seulement cet indicateur permet de prendre des décisions plus durables, mais surtout, et ça vous adorez, il ne va pas contre la rentabilité et la vision chiffrée que vous aviez de vos activités !
  • Réponse B : Vous n’en avez pas entendu parlé mais vous avez prévu une raclette avec l’équipe R3 ce soir, vous leur demanderez plus d’explications.
  • Réponse C : Vous en avez fait des posters stylisés que vous avez affichés dans le hall de l’entreprise, avec écrit en couleurs multiples : “évaluation du coût global des équipements”, “ensemble de leur cycle de vie”, “vision holistique des coûts” et “intégration des impacts environnementaux” (notamment le carbone).

Question 7

Vous avez deux passions dans la vie :

  • Réponse A : les grasses matinées du dimanche et la réduction des coûts tout en créant de la valeur
  • Réponse B : le rugby à 7 et les réunions d’équipe du lundi
  • Réponse C : le chocolat au lait et la conduite du changement ancrée dans votre écosystème (qui, il faut le dire, a été largement portée par R3 et qui, selon nos informations, est plutôt chocolat noir)

Question 8

Lors du séminaire de fin d’année, on vous a demandé d’animer un atelier sous forme de comédie musicale. Le titre que vous avez choisi :

  • Réponse A : “Mamma Mia ça marche ! Ou Comment les achats responsables sont-ils un levier spectaculaire de performance ?”
  • Réponse B : “Forever together ou Comment mettre l’intelligence collective au service d’une nouvelle politique d’achats responsables ?”
  • Réponse C : “Les 10 commandements ou Comment embarquer les fournisseurs dans une démarche responsable ?”

Question 9

Vous feuilletez un magazine dans la salle d’attente du médecin et vous tombez sur ce chiffre : “Plus de 90% des organisations françaises ont, selon le baromètre 2024 de l’Obsar, engagé une démarche Achats Responsables”

  • Réponse A : Vous connaissez ce chiffre, c’est même 93 pour être plus exact.
  • Réponse B : Vous le prenez en photo et le partagez sur le groupe whatsapp de la direction achats avec un emoji de deux mains serrées.  
  • Réponse C : Et cela fait monter un autre type de fièvre en vous, celle-là beaucoup plus agréable ! Surtout quand la suite de l’article précise que près d’un tiers l’ont fait très récemment, lors des deux dernières années. Vous allez raconter ça à tout le monde demain matin, et tout le monde sera contaminé par votre enthousiasme !

Question 10

Votre enfant vous demande en rentrant du travail de lui raconter votre journée.

  • Réponse A : La vérité sort de la bouche des enfants mais peut aussi faire le trajet inverse si on s’adresse à eux clairement. Vous écrivez sur les murs de sa chambre, en très grand : “J’ai modifié la politique d’achats responsables de mon entreprise, c’est-à-dire l’ensemble des outils et méthodologies visant à intégrer des critères environnementaux, sociaux et éthiques dans les décisions d’achat. Grâce à cela, nous allons pouvoir sécuriser la chaîne d’approvisionnement, réduire les risques et prendre soin de ton avenir”.
  • Réponse B : Vous avez sorti une boite de lego et vous lui avez montré comment les assembler pour que ça tienne en équilibre et que les rouges soutiennent les bleus et vice-versa. Et il a compris.
  • Réponse C : Vous lui avez demandé s’il préférait une pizza délicieuse que vous avez cuisiné, ou deux un peu moyennes en goût. Il a choisi la première option. Vous lui avez dit que c’est exactement ce que vous tentiez de faire dans votre entreprise : mettre dans la tête de vos collègues qu’il fallait privilégier “l’acheter moins” au profit de “l’acheter mieux”. Et puis vous êtes rentré dans les détails en questionnant le coût complet des achats, en précisant qu’il était important d’outiller les équipes, de bien maîtriser les risques, d’évaluer les fournisseurs et votre enfant était déjà dans la salle à manger, une part de quatre-fromages maison dans la bouche.

Résultats

Vous avez un maximum de réponses A, vous avez un coeur de “Stratège des données”

Dans leurs bureaux, vos collègues ont quelques photos de leurs enfants ou de leurs dernières vacances dans les Alpes, vous, vous avez des graphiques et des posters avec des chiffres partout. Pour vous, la vie d’une entreprise, c’est donc avant tout ces chiffres, ces vérités, ces calculs. Et de cette approche rationnelle, et d’elle seulement, peuvent découler des prises de décisions intelligentes, notamment dans le domaine des achats. Calculer, c’est identifier froidement et logiquement les gains environnementaux et financiers, c’est offrir de nouvelles perspectives solides, prouvées et éprouvées pour piloter l’usage des équipements et financer autrement les acquisitions.

Vous avez un maximum de réponses B, vous avez un coeur de “Facilitateur du changement”

Vous adorez les cacahuètes. Pas celles des pots de départ, ni même des pots d’arrivée, mais bien ces moments informels qui font que vos collaborateurs et vous “font équipe”, créent du lien, des synergies, développent des relations dites “gagnant-gagnant” et fidélisent même les fournisseurs. Le collectif décuple la capacité de l’entreprise à s’adapter au futur, vous en êtes convaincu. En résumé : les achats responsables, c’est donc avant tout une histoire de collaboration, autant avec vos clients internes que vos fournisseurs stratégiques, là où se déploie la transition durable, là où se trouvent les avantages concurrentiels.

Vous avez un maximum de réponses C, vous avez un coeur “d’Ambassadeur de la transition”

Dans une autre vie, vous seriez influenceur. Vous avez la capacité à embarquer les autres et surtout à provoquer des changements de “culture d’entreprise” profonds et rapides. Pour vous, changer une culture achat n’est pas forcément un chantier qui s’étendra sur des années. Et le terrain et l’expérience le confirment. Rendre vos achats responsables passe par une transformation des mentalités minutieusement pensée : en formant, accompagnant et récompensant les paliers franchis. Cette transformation donne alors un sens commun qui rejaillira sur les relations en interne, mais aussi avec les fournisseurs.

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Les questions fréquentes

Les achats responsables sont-ils un levier de performance ?

Oui, et c'est précisément ce qui distingue une démarche d'achats responsables bien menée d'un simple exercice de conformité RSE : elle fait passer la fonction achats d'une logique de coût à une logique de valeur globale. En intégrant les enjeux de durabilité dans les décisions d'achat, l'entreprise ne se contente pas de réduire un impact, elle transforme les achats en levier stratégique pour innover, créer de la valeur et anticiper les transformations du marché plutôt que de les subir.

Cette performance se mesure concrètement grâce à l'ingénierie TCO², qui évalue le coût global d'un équipement sur l'ensemble de son cycle de vie, acquisition, usage, fin de vie, en y intégrant les impacts environnementaux comme l'énergie, la maintenance, les émissions ou la fin de vie. Cette approche objective la décision d'investissement bien au-delà du seul prix d'achat, ce qui est décisif quand on sait que 75 % des coûts d'un équipement se situent souvent dans son usage plutôt que dans son acquisition : une offre plus chère à l'achat peut ainsi s'avérer nettement plus rentable sur la durée.

Sur le terrain, cette logique produit des résultats mesurables : jusqu'à 30 % de réduction du TCO² sur un parc d'équipements, 12 % de baisse des émissions scope 3, et des économies annuelles pouvant atteindre 900 000 € selon les cas traités. Ce ne sont pas des promesses abstraites : R3 s'engage contractuellement sur ces résultats, ce qui illustre bien que la performance environnementale et la performance financière ne s'opposent pas, elles se construisent ensemble.

À court terme, une démarche d'achats responsables peut représenter un surcoût, par exemple pour sélectionner des fournisseurs plus vertueux ou financer des équipements plus durables. Mais à moyen terme, les bénéfices économiques contrebalancent largement cet investissement initial : réduction des risques de rupture d'approvisionnement, économies d'énergie, accès à des financements préférentiels et amélioration de l'image de marque. Les achats responsables ne doivent donc pas être vus comme un coût, mais comme un investissement à retour mesurable.

En clair, la performance et la responsabilité ne sont pas deux objectifs concurrents dans une politique d'achats : c'est justement leur articulation, via des outils comme le TCO² et une vision de long terme, qui transforme les achats en un véritable moteur de création de valeur durable pour l'entreprise.

Qu’est-ce qu’une politique d’achats responsables ?

Une politique d'achats responsables consiste à intégrer des critères environnementaux, sociaux et de gouvernance (ESG) dans chaque décision d'achat, en complément, voire en remplacement progressif, du triptyque classique qualité-coût-délais. L'approche se structure de plus en plus autour de trois axes : carbone, circularité et coopération avec les fournisseurs.

L'enjeu est d'abord financier et opérationnel. Les achats représentent en moyenne 60 % du chiffre d'affaires d'une entreprise, et jusqu'à 80 % dans certains secteurs : c'est donc un levier de performance économique majeur, pas seulement un centre de coûts à négocier. Une politique d'achats responsables permet en outre de sécuriser la chaîne d'approvisionnement et d'anticiper les risques, qu'ils soient liés à des ruptures, à la volatilité des prix des matières premières ou à la dépendance à des fournisseurs peu résilients.

L'enjeu est aussi environnemental : la chaîne de valeur amont (scope 3) représente en moyenne 70 % de l'impact environnemental total d'une entreprise. Les directions achats sont donc en première ligne pour engager la décarbonation, notamment via des indicateurs comme le TCO² (coût total de possession intégrant une composante carbone), qui révèle que 75 % des coûts d'un équipement se situent souvent dans son usage plutôt que dans son acquisition, une donnée clé pour repenser les décisions d'achat sur leur cycle de vie complet plutôt que sur leur seul prix d'entrée.

S'ajoutent des enjeux sociaux, conditions de travail, diversité, respect des droits humains chez les fournisseurs, notamment de rang 1 et 2, et des enjeux réglementaires, avec des cadres comme la CSRD et la CS3D qui imposent désormais transparence et rigueur sur l'ensemble de la chaîne de valeur, et non plus seulement sur le périmètre direct de l'entreprise.

Mettre en place une politique d'achats responsables, c'est donc transformer la fonction achats en véritable bras armé de la stratégie durable de l'entreprise : mieux maîtriser les coûts cachés, mieux piloter les risques, gagner un avantage concurrentiel sur les appels d'offres et l'accès au financement durable, réduire son empreinte scope 3 en engageant ses fournisseurs, et renforcer sa marque employeur par une cohérence entre discours et pratiques.

Quels sont les avantages des achats responsables pour mon entreprise ?

Une politique d'achats responsables ne se résume pas à un exercice de conformité RSE : elle produit des bénéfices tangibles sur plusieurs plans, économique, opérationnel, commercial et humain.

Le premier bénéfice est la maîtrise des coûts cachés. En raisonnant en coût total de possession plutôt qu'en seul prix d'achat, l'entreprise réduit ses dépenses d'exploitation, améliore la durabilité de ses équipements, optimise leur fin de vie et limite la maintenance et le gaspillage, des économies souvent invisibles dans une négociation classique centrée sur le prix d'entrée.

Vient ensuite un pilotage global des risques : une démarche d'achats responsables permet d'anticiper et de prévenir les crises en maîtrisant les risques sociaux, environnementaux, économiques et réglementaires présents tout au long de la chaîne d'approvisionnement, plutôt que de les découvrir au moment où ils se matérialisent chez un fournisseur.

Ces pratiques constituent aussi un avantage concurrentiel réel : elles permettent de se différencier auprès des clients, partenaires et financeurs, et facilitent l'accès aux appels d'offres qui intègrent désormais des critères ESG dans leur sélection, ainsi qu'aux financements durables.

Comme 70 % de l'impact environnemental des entreprises provient en moyenne des émissions de scope 3, les achats responsables sont également le principal levier de réduction de ce scope : en engageant les fournisseurs dans une dynamique vertueuse, l'entreprise aligne l'ensemble de sa chaîne de valeur sur ses objectifs de décarbonation, plutôt que de limiter son action à son seul périmètre direct.

Enfin, cette démarche renforce la marque employeur : la cohérence entre le discours de l'entreprise et ses pratiques d'achat, associée à un engagement sociétal visible et à une montée en compétence des équipes achats, contribue à l'attractivité auprès des talents.

En résumé, les achats responsables transforment une fonction souvent perçue comme un centre de coûts en un véritable levier de résilience opérationnelle, de maîtrise des coûts cachés et de valorisation de l'image de marque.

Quels critères intégrer dans une démarche d’achats responsables ?

Au-delà du prix et de la qualité, qui restent des critères de base, une démarche d'achats responsables suppose d'élargir la grille de décision à des critères environnementaux, sociaux et de gouvernance, afin de refléter les véritables enjeux RSE et les attentes des parties prenantes.

Sur le plan environnemental, il s'agit d'évaluer la performance énergétique des produits et équipements, leur contribution à la réduction des déchets, et leurs émissions carbone. C'est là qu'intervient le TCO², un indicateur de coût total qui intègre l'ensemble du cycle de vie, acquisition, usage, fin de vie, plutôt que le seul prix d'achat initial. Cette approche permet souvent d'identifier des gains économiques et environnementaux simultanés, un équipement plus coûteux à l'achat pouvant s'avérer plus performant sur la durée.

Sur le plan social, les critères concernent les conditions de travail chez les fournisseurs, le respect des droits humains et la diversité au sein de leurs pratiques. Ces critères prennent une importance croissante à mesure que les entreprises sont tenues responsables non plus seulement de leurs propres pratiques, mais de celles de l'ensemble de leur chaîne de valeur.

C'est justement là que se situe l'un des principaux points de vigilance : la visibilité sur cette chaîne de valeur reste souvent limitée. En moyenne, seule la moitié des entreprises a une visibilité sur plus de 50 % de ses fournisseurs de rang 1, et cette visibilité chute à environ 20 % pour les fournisseurs de rang 2. Une démarche d'achats responsables sérieuse doit donc aussi intégrer un critère de traçabilité et de connaissance de sa chaîne d'approvisionnement au-delà du premier niveau, sous peine de piloter une stratégie RSE sur une vision incomplète des risques réels.

Enfin, sur le plan économique et de gouvernance, les critères incluent la maîtrise des coûts cachés (maintenance, durabilité des équipements, gestion de fin de vie), la maîtrise des risques fournisseurs, la sécurisation opérationnelle des approvisionnements, ainsi que des pratiques équitables comme le respect des délais de paiement.

Pour objectiver ces critères plutôt que de s'appuyer sur des déclarations d'intention, les entreprises s'appuient de plus en plus sur des plateformes d'évaluation standardisées comme EcoVadis, qui permettent de comparer les fournisseurs sur des scores ESG homogènes plutôt que sur des données disparates et difficiles à vérifier.

Comment R3 accompagne la mise en place d’une stratégie d’achats responsables ?

R3 structure son accompagnement en quatre étapes, pensées pour transformer progressivement la fonction achats sans rupture brutale avec l'existant : comprendre, structurer, outiller, puis embarquer.

La première étape, Comprendre, consiste en un diagnostic à 360° de la fonction achats : organisation, processus, gouvernance, mais aussi impacts environnementaux et sociaux de la chaîne d'approvisionnement. R3 évalue la maturité des fournisseurs, estime un prix carbone de référence et recueille les attentes internes via enquêtes, entretiens et benchmark des pratiques responsables déjà en place ou observées ailleurs dans le secteur.

Vient ensuite l'étape Structurer, où R3 co-construit avec l'entreprise une stratégie d'achats responsables adaptée à son contexte. Cette phase produit une feuille de route concrète, ciblée sur les catégories d'achats prioritaires, avec des objectifs de décarbonation clairs et une sélection des outils les plus pertinents pour la suite.

La troisième étape, Outiller, met à disposition des ressources opérationnelles directement utilisables par les équipes achats : une charte d'achats responsables, l'indicateur TCO² qui évalue le coût global d'un équipement sur l'ensemble de son cycle de vie, acquisition, usage, fin de vie, en y intégrant les impacts environnementaux, une calculatrice carbone, et des fiches synthétiques d'aide à la décision par catégorie d'achat. Cet indicateur est central : il replace la décision d'achat dans une logique de valeur à long terme plutôt que de simple coût d'acquisition, ce qui change concrètement la manière de comparer deux offres.

Enfin, l'étape Embarquer déploie la sensibilisation et la formation des acheteurs, via des formats e-learning et des formations « train the trainers » permettant de diffuser les compétences en interne, ainsi que l'animation et l'engagement des fournisseurs eux-mêmes, notamment à travers des programmes collectifs subventionnés qui les aident à structurer leur propre démarche RSE et carbone.

Cette approche en quatre étapes, associée à l'intégration du scope 3 et des outils de financement adaptés, permet une mise en œuvre à la fois concrète et mesurable de la stratégie d'achats responsables, plutôt qu'une simple déclaration d'intention.