À partir du 1er janvier 2027, les entreprises de taille intermédiaire entrent dans le champ de la CSRD. L'obligation formelle est de publier un rapport de durabilité couvrant l'ensemble de l'année 2027, soit une publication en 2028. Mais ce délai apparent ne laisse aucune marge : double matérialité, collecte de données, structuration du rapport... ces chantiers mobilisent 18 à 24 mois. Il faut les lancer maintenant.
Qui est concerné, et à quelle échéance ?
La CSRD (Corporate Sustainability Reporting Directive) s'applique de manière progressive. Après les grandes entreprises cotées (vague 1, exercice 2024), c'est au tour des entreprises non cotées ou cotées de taille intermédiaire d'entrer dans le champ d'application de la directive. Deux conditions cumulatives suffisent pour être concerné :
- + 1 000 salariés
- + 450 M€ de chiffre d'affaires
Concrètement, l'année de référence des données sera 2027, pour une publication obligatoire du rapport de durabilité en 2028. Ce délai peut sembler confortable, il ne l'est pas. La construction d'un reporting CSRD robuste mobilise l'ensemble de l'organisation sur 18 à 24 mois : cartographies, consultation des parties prenantes, collecte de données, mise en cohérence stratégique. Autant de chantiers qu'il faut initier dès maintenant.
À noter : le calendrier a été ajusté dans le cadre du paquet Omnibus, mais les obligations de fond demeurent inchangées. Les entreprises qui ont mis leurs projets sur pause doivent les relancer sans tarder pour ne pas se retrouver à court de temps en 2027.
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La double matérialité : bien plus qu'une case à cocher
Au cœur du dispositif CSRD se trouve l'analyse de double matérialité. Ce concept, souvent perçu comme un exercice technique, est en réalité un outil stratégique de premier plan. Il s'agit d'identifier :
La matérialité d'impact : quels sont les effets positifs ou négatifs de l'entreprise sur l'environnement et les parties prenantes (émissions de CO₂, droits des travailleurs, biodiversité, etc.) ?
La matérialité financière : quels enjeux de durabilité représentent des risques ou des opportunités susceptibles d'affecter la performance financière de l'entreprise (dépendance aux ressources naturelles, risques climatiques physiques, réglementation carbone, etc.) ?
La matrice qui en résulte n'est pas un simple inventaire d'enjeux RSE. Bien menée, elle révèle les angles morts de la stratégie, met en lumière les risques non maîtrisés et constitue une base solide pour prioriser les investissements dans la transition. C'est d'autant plus important que c'est précisément ce qu'exige la CSRD post-Omnibus : établir un lien clair et narratif entre la stratégie et le modèle d'affaires de l'entreprise d'un côté, et ses enjeux, politiques et actions en matière de durabilité de l'autre. La double matérialité n'est pas le point de départ d'un exercice de conformité, c'est le fil conducteur de tout le rapport.
Conseil d'expert : une double matérialité réalisée dans la précipitation, sans consultation sérieuse des parties prenantes internes et externes, produit une matrice qui ne reflète ni la réalité des risques, ni la stratégie de l'entreprise. Mieux vaut prendre le temps de la faire bien dès le départ que de devoir la réviser entièrement l'année suivante, avec un auditeur qui examinera de près votre démarche.
Un calendrier qui ne laisse pas de place à l'improvisation
Pour les entreprises de la vague 2, le chemin critique est désormais bien balisé. Voici les grandes étapes à séquencer :
- 2026 - Poser les fondations : Réalisation ou révision de la double matérialité / Cartographie de la chaîne de valeur / Première évaluation des écarts sur politiques, actions et cibles /Structuration d'un plan d'action correctif
- 2027 - Collecter et structurer : Mise en œuvre du plan d'action / Première collecte complète des données extra-financières / Alignement de la stratégie RSE sur les points de données attendus par les ESRS / Option : première publication volontaire de référence
- 2028 - Publier et améliorer : Première publication réglementaire obligatoire / Amélioration continue du processus de collecte / Implémentation du second plan d'actions correctives
Démarrer ou reprendre : deux situations, une même urgence
Toutes les entreprises concernées ne partent pas du même point. Nous distinguons deux profils, qui appellent des approches différentes.
Vous avez déjà initié une démarche RSE ou CSRD
Vous disposez peut-être d'une première analyse de double matérialité, d'un reporting RSE existant, voire d'indicateurs partiellement structurés. Dans ce cas, il ne s'agit pas de tout recommencer, mais de consolider et d'aligner : réviser la double matérialité à l'aune des nouvelles exigences des ESRS, mettre en cohérence votre stratégie RSE avec les points de données attendus, et structurer un rapport de durabilité qui tient la route face à un auditeur.
Vous partez de zéro
Le chantier est plus large, mais éminemment réalisable sur deux ans si vous l'organisez correctement. Il commence par une phase de lancement et d'embarquement, cartographies obligatoires, sensibilisation du CODIR, formation des équipes, avant de passer à l'analyse de double matérialité, à la refonte de la stratégie RSE, puis à la structuration du rapport. L'essentiel est de ne pas sous-estimer la charge liée à la collecte des données : elle est systématiquement le principal facteur de dérapage calendaire.
Comment R3 travaille avec vous
Depuis 2022, R3 a travaillé avec plus de 70 entreprises dans leur mise en conformité CSRD, de la double matérialité initiale à la structuration du rapport de durabilité, en passant par l'intégration des outils digitaux. Cet historique nous confère une vision concrète de ce qui fonctionne, de ce qui achoppe, et de ce qui fait gagner du temps.
Notre approche repose sur quatre piliers complémentaires :
- Double matérialité en mode outil stratégique : réalisation ou révision de votre matrice, avec consultation des parties prenantes et validation par vos auditeurs.
- Alignement stratégie RSE & indicateurs : mise en cohérence de votre feuille de route RSE et de votre cockpit d'indicateurs avec les exigences des ESRS.
- Outillage digital sur-mesure : sélection et intégration d'une plateforme adaptée à votre structure pour collecter, analyser, fiabiliser et rendre auditable votre data RSE, tout en facilitant le travail de rédaction du rapport.
- Rapport à blanc en 2027 :accompagnement à la rédaction d'un premier rapport de durabilité sur vos données 2026, pour rodage avant la publication obligatoire de 2028.
Les standards de reporting définitifs pour 2028 ne sont pas encore arrêtés. Les débats se poursuivent au niveau européen, et les attentes des auditeurs continuent d'évoluer. Dans ce contexte, disposer d'experts qui suivent en temps réel les avancées réglementaires et les pratiques de marché n'est pas un confort, c'est une condition pour prioriser les bons chantiers et éviter de travailler sur des bases qui seront remises en cause.
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Nos équipes rassemblent plus de 20 consultants spécialisés CSRD, experts RSE, carbone, énergie et climat, dont les méthodologies ont été validées par plusieurs cabinets d'audit. Notre engagement au sein du mouvement WeAreEurope, coalition européenne du conseil RSE, nous permet de rester au plus près des évolutions réglementaires et des meilleures pratiques.
Quel que soit votre point de départ, nous repartons de là où vous en êtes.
Un premier échange avec nos experts permet d'évaluer votre niveau d'avancement, d'identifier les chantiers prioritaires et de bâtir un plan d'action réaliste, adapté à votre calendrier et à vos ressources.








































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