Dans un contexte de transition écologique nécessaire, le bilan carbone des entreprises est un levier incontournable pour mesurer, piloter et réduire les émissions de gaz à effet de serre (GES). Encadré notamment par les méthodologies de l’ADEME, il repose sur une classification essentielle : les scopes 1, 2 et 3.
Comprendre ces trois périmètres est indispensable pour toute stratégie d’entreprise de décarbonation efficace.
Qu’est-ce qu’un bilan carbone ?
Le bilan carbone est une méthode de calcul qui permet d’évaluer l’ensemble des émissions directes et indirectes de gaz à effet de serre générées par une entreprise, une organisation ou encore une activité. Le bilan carbone repose sur une analyse du périmètre bilan carbone, qui inclut toutes les sources d’émissions liées aux activités opérationnelles (scope 1), à l'énergie consommée (scope 2) ainsi qu'à la chaîne de valeur (scope 3).
Le bilan carbone a un double objectif, celui à la fois de mesurer précisément l’empreinte carbone, d’une entreprise et de son activité ainsi que celui d’identifier les leviers réduire ses émissions de GES.
Scope 1 : définition des émissions directes
Le scope 1 correspond aux émissions directes de gaz à effet de serre produites par l’entreprise elle-même. Ces émissions sont contrôlées directement par l’entreprise puisqu’elles sont émises par cette dernière.
Exemples d’émissions scope 1 :
- combustion de carburants
- chaudières et équipements thermiques
- procédés industriels
- fuite de gaz réfrigérants
Les enjeux concernant le bilan carbone du scope 1 sont multiples et visent notamment à réduire la consommation énergétique, à mettre en place une transition vers des énergies bas carbone ainsi que d’optimiser les processus industriels et de production contrôlés directement par l’entreprise.
Scope 2 : émissions indirectes liées à l’énergie
Le scope 2 regroupe les émissions indirectes liées à la consommation d’énergie achetée, principalement :
- vapeur
- chaleur
- électricité
Même si ces émissions ne sont pas produites directement sur site, elles sont liées à la production d’énergie consommée par l’entreprise. L’impact du scope 2 est d’autant plus important lorsque l’électricité provient d’énergies fossiles. Selon l’INSEE, le mix énergétique français en 2024 se composait de 41% de nucléaire, 28% de pétrole, 12% de gaz naturel, 2% de charbon et 17% d’énergies renouvelables et déchets. La répartition des types d’énergies consommées par les entreprises en France varie selon leurs secteurs d’activité, certaines industries consommant plus d’énergie, fossiles, que d’autres.
Leviers de réduction :
- achat d'électricité verte
- amélioration efficacité énergétique
- autoconsommation (panneaux solaires)
Scope 3 : la majorité des émissions indirectes
Le scope 3 est le plus large et souvent le plus important. Il inclut toutes les autres émissions indirectes de la chaîne de valeur.
Il représente toutes les émissions produites en amont de la chaîne de valeur. Elles peuvent être émises par différentes activités, comme l’achat des matières premières. Ainsi que toutes les émissions émises en aval, comme le transport des produits vendus, leur utilisation ainsi que leur fin de vie.
Le scope 3 est le plus large et le plus complexe, car il inclut beaucoup d’acteurs différents, parfois dans des zones géographiques très éloignées, ce qui renforce son opacité et la difficulté à réduire ses émissions. Pourtant le scope 3 peut représenter entre 70 et 90% du total des émissions de gaz à effet de serre du bilan carbone. Il est donc essentiel pour les entreprises d’agir concrètement pour décarboniser leur scope 3.
Pourquoi intégrer les scopes 1, 2 et 3 dans son bilan carbone pour améliorer la performance et compétitivité de son activité ?
Intégrer les scopes 1, 2 et 3 dans son bilan carbone entreprise ne relève pas uniquement d’une démarche environnementale. C’est un véritable levier de performance globale et de compétitivité. Une approche complète permet d’éviter une vision morcelée des émissions de gaz à effet de serre et d’identifier avec précision les postes les plus émetteurs, souvent situés au-delà du périmètre direct de l’entreprise.
Cette vision élargie offre un avantage stratégique. Elle permet d’optimiser les coûts, notamment en agissant sur les consommations énergétiques ou les achats, mais aussi de sécuriser la chaîne de valeur face aux risques liés à la transition climatique. Les entreprises capables de mesurer l’ensemble de leurs émissions directes et indirectes sont également mieux positionnées pour répondre aux exigences croissantes du marché, qu’il s’agisse des attentes clients, des appels d’offres ou des critères ESG.
Sur le plan réglementaire, le bilan des émissions de gaz à effet de serre (BEGES) est obligatoire en France pour certaines organisations, notamment les entreprises de plus de 500 salariés. Ce cadre, défini par le Ministère de la Transition écologique, impose une mesure régulière des émissions et renforce la transparence des entreprises. Anticiper ces obligations en intégrant dès maintenant les trois scopes permet de structurer une démarche robuste et pérenne.
Comment réduire ses émissions carbone ?
Pour réduire efficacement son empreinte carbone, une entreprise doit donc agir sur les trois scopes :

Le rôle des outils digitaux dans le bilan carbone
Notre outil digital R3 Connect, via son module carbone vous permet de calculer vos indicateurs clés collecter vos données et centraliser vos indicateurs à impact pour piloter votre plan d'action et vos référentiels.
- collecter les données de votre activité
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Vos données sont collectées et analysées par scope et par activité, afin de vous donner une vision globale de l’état actuel de vos émissions et des axes d’amélioration. Nos experts travaillent sur le calcul des émissions et sur l’identification des réductions prioritaires selon vos enjeux et vos objectifs. Ils oeuvrent ensuite à vous proposer un plan d’actions réalisables et adaptés pour piloter votre stratégie carbone.
Le bilan carbone, structuré autour des scopes 1, 2 et 3, est aujourd’hui un pilier de la stratégie environnementale des entreprises. En intégrant l’ensemble des émissions directes et indirectes, il permet de construire une trajectoire crédible vers la neutralité carbone.
Pour être efficace, il doit être :
- complet
- précis
- actionnable







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