Dans ce nouvel épisodede Qui l’eût cru, Timothée reçoit Jean-Baptiste Landes, fondateur et présidentde Cactile, une start-up albigeoise qui transforme les toitures, les façades etles clôtures en réservoirs d’eau de pluie. Après 20 ans passés chez EDF dansl’hydroélectricité, il a voulu appliquer à l’échelle de la ville ce qu’il avaitappris sur le partage de l’eau à l’échelle d’une rivière. Amaury, expert R3,apporte un éclairage complémentaire sur les usages de l’eau en France, ledérèglement du cycle de l’eau et les gestes que chacun peut adopter.
Les infos à retenir:
• Les toituresreprésentent jusqu’à 35 % de la surface de nos villes et ne servent aujourd’huiqu’à évacuer la pluie le plus vite possible, alors que la France alternesécheresses sévères et inondations soudaines. Stocker l’eau de pluie permetd’agir sur les deux à la fois : limiter l’impact des inondations et retardercelui des sécheresses.
• Cactile,créée en 2021, mobilise trois éléments du bâtiment, qui ne sont pas au mêmestade : la clôture stockante, premier procédé commercialisé ; la façade, testéesur un bâtiment démonstrateur à Castres et développée avec un fabricantd’isolant pour une façade « stockante et isolante » ; la toiture, encore enR&D.
• Pas de cuveenterrée : le stockage se fait sur des surfaces déjà artificialisées, pour nepas imperméabiliser davantage les sols. Un boîtier pilote ensuite l’eau stockéeen fonction de la météo, à la manière du cactus qui gère sa réserve d’eau.
• Côté toiture,des tuiles métalliques stockent 40 litres d’eau par mètre carré, pour un poidséquivalent à celui de la tuile en terre cuite. Selon les essais del’entreprise, le système capte 96 % de l’eau en pluie modérée et jusqu’à 94 %en cas d’averse.
• La clôtureest déjà moins chère qu’un mur en parpaing et fait économiser de l’eau. EnFrance, on installe chaque année 20 000 kilomètres de clôture, soit la moitiédu tour du monde. Exemple concret : deux clôtures de 22 mètres reliées auxtoitures d’une entreprise stockent 4 000 litres et arrosent des massifsauparavant irrigués à l’eau potable.
• Le principalfrein est économique : l’eau coûte quelques euros le mètre cube, si bien qu’unrécupérateur à 200 euros met 50 ans à être rentabilisé. Cactile déplace leproblème en intégrant le stockage à un équipement que l’on achète de toutefaçon.
• Lerefroidissement des centrales électriques est le premier poste de prélèvementd’eau (environ 45 %), mais cette eau est en grande partie rendue aux coursd’eau. En consommation, l’agriculture arrive largement en tête avec environ 61%, devant les usages domestiques (24 %) et le refroidissement des centrales (11%).
• L’été a étél’un des plus secs : à la mi-juillet, un quart des petits cours d’eau étaient àsec, plus de 90 % des points de suivi des nappes étaient sous les normales, et97 départements sur 101 étaient concernés par des restrictions d’eau, dont 41au niveau maximal.
• Le cycle del’eau se dérègle : chaque degré de réchauffement permet à l’atmosphère deretenir environ 7 % d’eau en plus, d’où des sécheresses plus longues et despluies plus intenses. Sur des sols agricoles dégradés, près de 70 % de l’eau nes’infiltre plus, et les rivières rectifiées font filer l’eau bien plus vitequ’avec des méandres.
• À l’échelleindividuelle : raccourcir ses douches et s’équiper de pommeaux économes,limiter les aliments gourmands en eau (café, viande, amandes), faire durervêtements et appareils électroniques, et calculer son empreinte eau sur NosGestes Climat, le simulateur de l’ADEME.
Timothée : Imaginez un toit, un simple toit, comme il y en ades millions en France. Il pleut, l’eau glisse sur les tuiles, dévale lagouttière, disparaît dans les égouts. On n’y pense jamais et pourtant cettemême toiture aurait pu stocker cette année-là des dizaines de milliers delitres d’eau. Les toitures représentent jusqu’à 35% de la surface de nosvilles et elles ne servent aujourd’hui qu’à une seule chose, évacuer la pluiele plus vite possible. Pendant ce temps, on consomme de l’eau potable,traitée et coûteuse pour arroser un jardin ou nettoyer une terrasse. Et depuisplusieurs années, la France alterne sécheresse sévère et inondation soudaine.Alors, qui l’eût cru que l’on pourrait… transformer un toit, une façade ou unesimple clôture de jardin en réservoir d’eau sans même s’en apercevoir. C’estexactement le pari que fait Cactile. Et pour en parler, j’ai le plaisird’accueillir Jean-Baptiste Landes fondateur et président de Cactile. BonjourJean-Baptiste.
Jean-Baptiste : Bonjour Timothée.
Timothée : Et si dans la vie, il y a des cactus, sur leplateau, j’ai le plaisir d’accueillir… Amaury, expert chez R3.
Amaury : Merci Timothée. Bonjour.
Timothée : Bonjour Amaury. Bonne écoute. Avant de rentrerdans le vif du sujet, Jean-Baptiste a passé 20 ans chez EDF dansl’hydroélectricité avant de créer Cactile. Comment on passe de la gestion degrands barrages à des toitures qui stockent l’eau de pluie ?
Jean-Baptiste : Excellente question en effet. En fait les annéesde travail que j’ai passées au sein de la production hydroélectrique m’ontvraiment permis de mettre le doigt sur les enjeux de l’eau justement et de sonpartage. Quand on a un barrage sur une rivière, on est obligé, elle s’inscritdans un contexte, ce barrage s’inscrit dans un contexte, on est obligé de tenircompte des usages de l’eau et notamment les usages agricoles qui peuvent sedérouler en aval du barrage. Également l’alimentation en eau potable. Et donc,il y a des conventions qui existent pour arriver à partager l’eau qui estcontenue dans ce barrage pour tous les usages. Quand j’étais à EDF, j’aitravaillé notamment sur ces enjeux-là, de partage de l’eau dans un contexte dechangement climatique.
Et un autre sujet queje voyais poindre à l’horizon, c’est effectivement… les enjeux liés à laville, puisqu’une ville, aujourd’hui, c’est un ensemble de bâtiments quiimperméabilisent les sols, qui a du mal à gérer les excès d’eau et dans lequelon consomme aussi beaucoup d’eau potable. Donc, on doit agir à la fois surce qu’on appelle le grand cycle de l’eau, c’est à dire la gestion de l’eau àl’échelle des grands bassins versants, mais aussi sur le petit cycle de l’eau àl’échelle urbaine, plus micro. je n’ai pas envie de dire microscopique, mais entout cas à l’échelle urbaine, pour finalement agir sur l’ensemble de ce cycle.
Timothée : Et toi, c’est sur cette partie-là que tu as voululancer l’entreprise. Je crois que vous êtes trois fondateurs. Ça a été lancéquand et par quoi vous avez commencé le projet ?

Jean-Baptiste : Alors, en fait, en 2021, j’ai créé l’entreprise en2021. L’idée c’était de se dire effectivement comment est-ce que finalement onarrive à tous les principes qu’on peut retrouver de gestion de l’eau àl’échelle d’une rivière, comment est-ce qu’on arrive à les appliquer àl’échelle d’une ville. Donc ça voulait dire déjà comment je développe dustockage d’eau de pluie à l’échelle d’une ville, parce que stocker l’eau depluie ça a deux avantages quand même par rapport à notre problématique actuelled’inondation et de sécheresse, c’est que ça permet d’agir sur les deux leviers,à la fois diminuer l’impact des inondations, et en même temps retarder ou diminuerl’impact des sécheresses. Donc comment est-ce qu’on arrive à développermassivement du stockage d’eau de pluie en ville ? C’était la première questionà se poser. Et du stockage d’eau de pluie qui soit plus que du stockage, c’estdu stockage pilotable. C’est aussi le fait de finalement arriver à optimiser lagestion de cette eau stockée pour servir des usages collectifs.
Et du stockage d’eau de pluie qui soit plus que du stockage, c’est dustockage pilotable.
Donc en 2021, j’ai créél’entreprise. On a commencé par une étude de faisabilité technique. Savoir sieffectivement, une ville étant un ensemble de bâtiments, est-ce qu’on ne peutpas mettre le bâtiment à contribution dans cet effort-là de gestion de l’eau ?Donc première étude technique et économique qui a donné des résultatssatisfaisants. Et très rapidement ensuite, j’ai voulu développer un programmed’éco-conception pour embarquer un maximum des enjeux sociétaux etenvironnementaux qui sont devant nous. Et donc notamment développer dessolutions qui soient moins impactantes. que ce qui existe aujourd’hui sur lemarché. Et donc, c’est là où j’ai été aussi rejoint par des associés et qu’on acommencé à travailler sur le sujet.
Timothée : Et si on rentre justement dans ces solutions, cesfameuses solutions, parce que quand on parle de stockage, la première chose quej’ai en tête, c’est les toitures, mais je crois que votre projet, en tout casl’innovation, ça ne s’arrête pas aux toitures. C’est quoi les solutions quevous avez développées ?
Jean-Baptiste : Oui, alors, comme je disais, on s’est dit, il fautque le bâtiment contribue à cet effort. Le bâtiment, aujourd’hui, ilamplifie les effets du changement climatique sur le cycle de l’eau parce qu’ilaugmente l’effet des inondations et il consomme beaucoup d’eau potable.Donc, l’idée, c’est de le transformer maintenant en un outil. Et un bâtiment,c’est composé principalement de murs, de toitures et très souvent de clôtures.Donc l’idée, ça a été de mobiliser ces infrastructures-là pour les transformeren réservoirs d’eau. Donc des choses qui sont aujourd’hui monofonctionnelles,mais qu’on va rendre multifonctionnelles.
Donc l’idée, ça a été de mobiliser ces infrastructures-là pour lestransformer en réservoirs d’eau. Donc des choses qui sont aujourd’huimonofonctionnelles, mais qu’on va rendre multifonctionnelles.
Timothée : Pour donner peut-être un ordre de grandeur, unmètre de toiture, ça stocke combien de litres d’eau ?
Jean-Baptiste : Dans notre procédé actuellement, un mètre carréde toiture, c’est 40 litres d’eau. que… La surface moyenne de toiture enFrance, on est à 120 mètres carrés environ. Donc, on arrive à une réserve.Nous, on ne va pas monter jusqu’en haut, mais en gros, on va être à 3000 litresd’eau sur une toiture facilement. Et tout ça, l’enjeu, c’était que ça nepèse pas plus que l’utilisation de tuiles en terre cuite aujourd’hui. Donc,c’était le challenge technique qu’on a réussi à relever.
Timothée : Et vous utilisez quel matériau pour faire ça ?
Jean-Baptiste : On est sur un système de tuiles métalliques, doncbeaucoup plus léger que de la terre cuite pour assurer cette fonction de mise hors d’eau du bâtiment. Et comme onest plus léger sur la fonction principale du toit, on peut lui rajouter unedeuxième fonction, qui est une fonction de stockage d’eau, et on se retrouve àun poids équivalent à la tuile en terre cuite.
Timothée : On verra justement comment on peut installer cetype de solution tout à l’heure. Peut-être avant, tu as parlé un peu de… Desenjeux, et c’est clair que cet été, la France a manqué d’eau. Et tu disais, ily a six mois, on se l’était dit en préparant l’émission, qu’il y a six mois, laFrance a connu à la fois des records de précipitations et des records desécheresse. Et j’ai une question pour toi, du coup, Amaury. Si on regardeun peu qui consomme l’eau, quels sont les secteurs les plus consommateurs d’eauen France ?
Capsule Expert #1 : Prélèvements,consommation et sécheresse, qui utilise vraiment l’eau en France ?
Amaury : Alors, quand on parle de l’eau, c’est important dedistinguer… Deux choses. Il y a à la fois la consommation et lesprélèvements. Donc, dans un premier temps, on va parler des prélèvements.Si on parle de prélèvements, le plus gros consommateur, le plus grossecteur, c’est le refroidissement des centrales électriques, avec, il mesemble, c’est 45% de tout ce qu’on prélève en France.
Timothée : Et c’est donc devant l’agriculture ?
Amaury : Eh oui, devant l’agriculture, parce que dans lescentrales électriques, centrales nucléaires notamment, L’eau, elle estprélevée, mais juste après avoir fait son rôle de refroidissement, elle estrejetée dans les cours d’eau avec une légère différence, très légère différencede température. Mais du coup, elle continue à être utilisée par les usages enaval. Ça peut être l’agriculture, ça peut être l’eau potable. En revanche,quand on parle de consommation, donc ce n’est pas vraiment ce qu’on prélève dansles rivières, dans les lacs, c’est vraiment ce qui va être utilisé et évaporé.c’est l’agriculture qui arrive bien en tête de tous les usages en France. Etdonc aujourd’hui, c’est environ 61% de la consommation d’eau douce qui vientde l’agriculture, devant les usages domestiques, avec 24%, et ensuite lerefroidissement des centrales qui est seulement de 11%. Il y a même desrégions dans lesquelles on a encore plus d’utilisation de l’eau pourl’agriculture, des régions très agricoles comme l’Adour-Garonne. Et doncforcément lorsqu’on parle de risque de sécheresse, risque sur la ressource eneau, c’est bien le plus consommateur qui est le plus à risque. Et doncl’agriculture est le plus à risque avec les sécheresses qu’on voit.
Et donc forcément lorsqu’on parle de risque de sécheresse, risque sur laressource en eau, c’est bien le plus consommateur qui est le plus à risque.
Timothée : Et tu avais quelques chiffres côté sécheresse ànous donner, toutes fraîches de l’été ?
Amaury : Oui, on a vécu un des étés les plus secs. Donc dittoi qu’à la mi-juillet, on avait un quart des petits cours d’eau qui étaientà sec. Donc c’est du jamais vu. depuis le début du suivi des coursd’eau en 2012. Et puis, ça, c’est qu’en surface, parce qu’il faut aussiregarder l’eau qui est présente dans les sols, dans les nappes phréatiques. Etdonc, on avait plus de 90% des points de suivi qui étaient en dessous desnormales de saison à mi-juillet. Au-delà de ça, c’est du coup 90% despoints de suivi. Mais on a aussi une conséquence sur les usages d’eau. Et donc,les restrictions d’eau ont été généralisées un peu partout en France. tu pensesqu’il y a combien de départements qui ont fait face à des restrictions d’eau ?
Timothée : Au moins 80%
Amaury : 80% ? Ouais, du coup on a 101 départements enFrance, donc on a 97 départements seulement 4 qui ont été préservés et il yen avait 41 qui étaient à un niveau de restriction maximale à la mi-juillet,donc on est vraiment dans une crise de l’eau généralisée et c’est pour ça qu’ilva falloir faire appel à tout type de solutions comme Cactile.
Timothée : Merci beaucoup Amaury, on reviendra un petit peuaprès sur le cycle de l’eau, dont tu avais un petit peu parlé Jean-Baptiste.Revenons sur la solution que tu proposes, les solutions que tu proposes, doncdes matériaux légers qui stockent sur les toits, la façade, les clôtures. Ças’adresse à qui ?
Clôture, façade, toiture : faire dubâtiment un réservoir d’eau de pluie
Jean-Baptiste : Oui, alors déjà ce qu’il faut savoir c’est que surces trois solutions, toiture, façade, clôture, on n’est pas au même staded’avancement. La clôture c’est le premier procédé à être commercialisé. Lafaçade, pardon, la clôture c’est le premier procédé à être commercialisé. Elles’adresse, donc notre cible privilégiée c’était plutôt le B2B, donc lespromoteurs, constructeurs, les bailleurs sociaux. Mais on rencontre un grandsuccès auprès des particuliers. Donc, on est en train actuellement de nouerun accord de coopération avec un distributeur pour pouvoir justement adresserle marché des particuliers avec ce procédé-là. Donc ça, c’est pour la clôture.
Pour la façade, c’estun petit peu plus complexe. Donc, on a monté, on a créé un démonstrateur, unbâtiment démonstrateur sur une entreprise à Castres. et on arrive là au termedes un an de suivi d’exploitation de ce projet ce qui va nous permettre d’allerplus loin et on entame notamment une collaboration avec un fabricant d’isolantpour proposer un procédé de façade stockante et isolante qui puisse être misen œuvre à l’occasion de travaux de rénovation et notamment pour lesbailleurs sociaux aussi, constructeurs, promoteurs quand on vient traiterl’enveloppe du bâtiment.
Timothée : Oui, et peut-être un point technique, parce quepar rapport à des systèmes de récupération d’eau classique qui relient unegouttière à une cuve, ce n’est pas vraiment ça. Les cuves, c’est le stockage,c’est tout l’objet de la solution. Vous avez du coup des systèmes de boîtiersqui vous permettent d’alimenter ensuite les différents réseaux ?
Jean-Baptiste : Oui, alors en fait, on a développé un système destockage qui n’est pas un système à enterrer. Justement en se disant… C’estassez paradoxal aujourd’hui pour aller traiter l’enjeu eau de pluie, onvient principalement enterrer des cuves et on contribue à l’artificialisationdes sols, à l’imperméabilisation des sols. Donc on contribue aussi àaugmenter finalement le problème qui est l’artificialisation des sols. Doncnous on ne voulait pas avoir d’action sur les sols, c’est pour ça qu’on se metsur des structures qui sont déjà artificialisées, les toitures, les façades,les clôtures. Donc ça, c’est pour développer le stockage. Il se fait bien surces infrastructures-là.
Donc nous on ne voulait pas avoir d’action sur les sols, c’est pour çaqu’on se met sur des structures qui sont déjà artificialisées, les toitures,les façades, les clôtures.
Mais il ne suffitpas de stocker de l’eau pour répondre aux problèmes actuels. Il faut aussi bienla gérer, comme le cactus, qui adéveloppé des fonctions de stockage, mais qui aussi a modifié son comportement.Le cactus, c’est une espèce qui ne fait pas sa photosynthèse le jour, mais quile fait la nuit, contrairement aux autres espèces, pour limiter les pertes eneau, en évaporation, etc. Donc nous aussi, il faut qu’on modifie un peu lafaçon dont on gère l’eau. Et on a en effet développé un petit boîtier qui vapermettre d’optimiser la gestion de l’eau stockée dans nos systèmes en fonctiondes aléas météo.
Timothée : Et je crois qu’il y a des chiffres assezintéressants. Vous arrivez à capter 96% des eaux de pluie en précipitationmodérée et jusqu’à 94% en cas d’averse.
Jean-Baptiste : Alors ça, ce sont les essais qu’on a réalisés surnotre banc d’essais toiture, en effet. Le système de tuiles, il a un avantageimportant, c’est qu’il va être en capacité d’absorber des intensités de pluietrès intenses, à concurrence de la capacité de stockage ensuite, quand c’estplein, c’est plein. Mais en tout cas, en termes de capacité d’avalement del’eau, j’ai envie de dire, c’est comme si sur une toiture de 100 mètrescarrés, vous aviez une gouttière de 4 mètres de diamètre. Donc on est encapacité d’entonner des orages assez importants.
Timothée : Sur la partie toiture, c’est sur tout type de toitqu’on peut installer votre solution ? Ou il faut des caractéristiquesparticulières ?

Jean-Baptiste : Oui, alors le procédé des toitures, il esttoujours en R&D. Je disais tout à l’heure, on est en différentes phasesd’avancement. Donc, il est toujours en R&D. On a encore un peu de travaildessus, mais on l’a développé pour qu’il puisse s’installer sur des charpentestraditionnelles qui supportent aujourd’hui des tuiles en terre cuite, destuiles en ardoise. Donc, des matériaux qui sont dans la même gamme de poids quece qu’on va mettre. On ne va pas adresser des bâtiments industriels, parexemple, où on a des charpentes métalliques qui sont conçues pour porter dutrès léger aujourd’hui. Donc là, au contraire, on va rajouter du poids. Ilfaudrait les renforcer. Mais donc, on s’adresse plutôt à du résidentiel surdes toitures en pente capables de porter environ 60 kg par mètre carré.
Timothée : Si on vient à la solution qui est la plus maturechez vous, qui est la clôture, en termes de niveau de prix, c’est quoi lacomparaison ?
Jean-Baptiste : Alors aujourd’hui, sur la clôture, on a un tarifqui est un peu moins cher que… Le fait de devoir réaliser un mur, par exemple,si vous voulez clôturer votre terrain ou vous voulez faire un mur en parpaing,si vous choisissez une autre solution, vous allez payer déjà moins cher eten plus, vous allez gagner de l’argent puisqu’elle vous fait économiser del’eau. Et donc, on est en train d’optimiser notre procédé, proposer uneversion encore optimisée qui va permettre de nous rapprocher du prix d’uneclôture. Alors évidemment, pas une clôture grillagée, mais plutôt une jolieclôture. Mais en tout cas, l’idée, c’est vraiment de permettre au consommateur,s’il doit mettre une clôture, s’il a le choix entre une clôture qui sert justeà séparer son terrain et la nôtre, qui sert aussi de réservoir d’eau de pluie,il aura plutôt intérêt à choisir la nôtre. C’est la seule clôture qui lui feragagner de l’argent.
C’est la seule clôture qui lui fera gagner de l’argent.
Capsule Expert #2 : Le cycle de l’eau,et pourquoi il se dérègle
Timothée : Merci ! Amaury, je pense qu’on ne peut pascomprendre l’enjeu de l’eau si on ne comprend pas comment l’eau circule. Etc’est ce qu’on appelle le cycle de l’eau. Est-ce que tu peux nous en dire unpeu plus ?
Amaury : Oui, complètement. Alors le cycle de l’eau, jevais forcément être assez schématique parce qu’on est dans un podcast, on ne vapas faire une démonstration scientifique d’une demi-heure. Mais globalement, ona de l’eau qui est présente dans les sols, dans les rivières, dans les lacs,dans les glaciers, qui va ruisseler. Donc si on parle du point amont, desglaciers qui au printemps et en été fondent vont alimenter les rivières, leslacs. L’eau de pluie va s’infiltrer dans les sols, puis remplir les nappesphréatiques et le surplus va aussi s’écouler dans les rivières. Et puisaprès, avec la chaleur, cette eau va de nouveau s’évaporer pour ensuiteretomber et alimenter ces différents écosystèmes. Donc ça, c’est un cycle del’eau, on va dire, normal, qui fonctionne bien et qui nous a soutenus noscivilisations pendant les 10 000 dernières années.
Timothée : Mais quand c’est déréglé alors ?
Amaury : Quand c’est déréglé, du coup on a deux principauximpacts. Il y a un des impacts, c’est que l’eau qui s’évapore, elle va retomberplus lentement. Parce qu’on a le climat qui se réchauffe et un degré deréchauffement climatique, un degré de plus dans l’atmosphère, c’est 7% derétention d’eau supplémentaire. C’est à dire qu’on peut faire évaporer plusd’eau et donc la garder plus longtemps. Et donc on aura un espacement entre lespériodes de pluie et les périodes de sécheresse. La goutte d’eau mettra plus detemps à revenir dans le cycle. Ce qui fait qu’au moment entre les deux, on vaavoir une période de sécheresse et puis des pluies qui vont êtrepotentiellement plus intenses.
La goutte d’eau mettra plus de temps à revenir dans le cycle.
Et ces pluies plusintenses, elles peuvent aussi poser un problème parce qu’on a aussi déréglé lamanière d’infiltrer l’eau. Parce qu’on a artificialisé les surfaces. Nos villessont beaucoup bétonnées. Jean-Baptiste le disait tout à l’heure, on a jusqu’à35% de la surface des villes qui est des toitures qui n’absorbent pas l’eau etqui l’évacuent directement jusque dans les égouts. Et donc on a vraimentaccéléré le cycle de l’eau, C’est à dire qu’une goutte d’eau va essayerd’aller le plus vite possible dans les rivières et ne pas s’imprégner dans lessols, dans les nappes phréatiques, là où elle prend son temps et qu’elle peutservir à tous les usages qu’on a. de l’eau pour l’arrosage, pour l’agriculture,etc.
Du coup, est-ce que tusais, par exemple, sur un sol, donc là je parlais des sols imperméabilisés dansles villes, mais il y a aussi des sols agricoles qui captent beaucoup moinsl’eau parce qu’ils ont subi un labour intense ou alors ils sont à nu, il n’y apas d’interculture. Est-ce que tu sais quelle est la part de l’eau qui peutêtre lessivée sans s’imprégner dans le sol ?
Timothée : 50% ?
Amaury : Et bien non, c’est près de 70% de l’eau qui nes’infiltre plus.
Timothée : Même dans une terre agricole, où il y a des arbreset… Il n’y a plus beaucoup d’arbres.
Amaury : Il n’y a plus beaucoup d’arbres, on est sur desgrandes surfaces sans haies, avec des champs qui sont beaucoup labourés, etqui, du coup, détruisent la capacité de porosité, de captation de l’eau dansles sols. Et donc, par moment, sur certains sols vraiment dégradés, on peutêtre à 100% de l’eau qui est lessivée. d’autant plus après une sécheresse parceque c’est comme une éponge un sol, une éponge que tu as laissé sécher troplongtemps, elle va mettre du temps avant d’absorber de l’eau, et bien un solagricole c’est un peu pareil, du coup ça peut glisser sur le sol sanss’imprégner et nourrir les cultures.
Timothée : Dans les causes de tout ça, on a parlé du labourqui contribue à laisser des sols nus aussi tu avais deux autres causes dont tuvoulais nous parler ?
Amaury : Oui, du coup il y a le labour, on a Aussi, cequ’on a fait au paysage, l’eau est accélérée parce que, notamment, lesrivières ont été rectifiées pour être le plus droite possible. Etauparavant, on avait des rivières avec des méandres qui, lors des virages,l’eau, elle crée des zones humides qui permettent, du coup, d’alimenter unécosystème pendant une vingtaine de jours. Une goutte d’eau peut resterpendant une vingtaine de jours dans l’écosystème. Là où, avec nos rivièrestoutes droites, la goutte d’eau, elle met trois heures à parcourir un milieu.C’est vraiment une différence d’utilisation de l’eau. On parlait demultifonctionnalité avec Jean-Baptiste tout à l’heure. Le but, c’est que l’eau,chaque goutte, elle ait le plus de fonctions possibles et pas qu’elle soit làpour ruisseler.
Le but, c’est que l’eau, chaque goutte, elle ait le plus de fonctionspossibles et pas qu’elle soit là pour ruisseler.
Timothée : Merci Amaury. Peut-être que tu as une réaction surles solutions aussi que tu vois, au-delà de Cactile ?
Les freins et l’avenir de Cactile :déplacer le problème du coût de l’eau
Jean-Baptiste : Alors, il y a effectivement des solutions. Chaqueconsommateur d’eau… Il doit trouver ses propres solutions. Et le milieuagricole, c’est absolument majeur. Je crois qu’ils en ont conscience. Ilssavent bien que l’eau, c’est leur moyen de production. Si je n’irrigue pas,je n’ai pas de végétaux, je n’ai pas de revenus. Même pour élever destroupeaux, pour la viande qu’on mange, il faut bien les abreuver. Donc l’eau,c’est absolument essentiel.
Et il y a beaucoup desolutions qui existent avec des choses… Tout simple, parfois. Quand on a unchamp, par exemple, qui est en pente, l’idéal pour l’eau, c’est de laboureren suivant les courbes de niveau de la pente et non pas dans le sens de lapente. Parce que là, on crée des canaux, sinon, qui accélèrent justementl’évacuation de l’eau. Alors que si on la bourre dans le sens opposé à lapente, on vient créer des mini-réservoirs qui vont ralentir l’eau. Donc ça,c’est une solution toute simple qui mérite d’être généralisée.
Mais il y a tout un tasd’autres solutions. Nous, on est plutôt sur des enjeux urbains, mais ça peutêtre aussi extrêmement important. Si on parle des clôtures, on ne se rend pascompte, mais en France, chaque année, on installe 20 000 kilomètres de clôturepar an. C’est la moitié du tour du monde. Donc, c’est énorme en termes decapacité de stockage. Si demain, rien que pour le secteur résidentiel, c’est àpeu près 2 000 kilomètres par an. Chaque maison qui s’équipe comme ça d’uneclôture avait une clôture stockante, on peut déjà faire quelque chosed’énorme à l’échelle de nos territoires.
Si on parle des clôtures, on ne se rend pas compte, mais en France, chaqueannée, on installe 20 000 kilomètres de clôture par an. C’est la moitié du tourdu monde.
Timothée : Justement, quel est le frein principal que turencontres, toi, dans le développement de Cactile ?
Jean-Baptiste : La grosse difficulté quand on veut agir sur l’eau,tout le monde est d’accord, il faut faire quelque chose. Et à chaque fois, onen revient à l’enjeu du coût, parce que l’eau, c’est quelque chose qui coûtepas cher, on est à quelques euros le mètre cube, le mètre cube c’est 1000litres, donc quelques euros le mètre cube, donc même un récupérateur d’eaude pluie que vous achetez à 200 euros, que vous mettez contre votre mur, ilvous faut 50 ans pour le rentabiliser à ce prix-là. Donc quand onréfléchit, modèle économique c’est toujours compliqué. Donc il y a deux façonsde faire, déjà c’est peut-être arrêter de réfléchir au modèle économique, sedire que demain le risque, il n’est pas tellement que j’ai perdu un peud’argent, mais c’est que j’ai plus d’eau au robinet. Et là, c’est d’autresenjeux.
On parlait descentrales nucléaires, par exemple. Refroidissement des centrales nucléaires. LaLoire, on voit qu’elle souffre beaucoup du changement climatique. On a desphotos qui datent de la dernière sécheresse où on voit un fil d’eau sur laLoire. Or, on a, je crois, cinq centrales nucléaires qui sont sur les bords deLoire et qui l’utilisent pour le refroidissement. Donc derrière, plus d’eaudans la Loire, c’est aussi un risque. d’avoir 5 centrales nucléaires en moinspour la production d’énergie. Donc les enjeux sur l’eau, ils dépassentsimplement les quelques euros qu’on paye au mètre cube. Mais c’est difficile àvaloriser.
Donc les enjeux sur l’eau, ils dépassent simplement les quelques eurosqu’on paye au mètre cube.
Donc nous, on est partiaussi d’un autre principe en se disant on va déplacer le problème. Si jereviens sur la solution de clôture, j’ai dit tout à l’heure, on essaie de serapprocher et là aujourd’hui on est déjà moins cher qu’un mur, donc c’est déjàsuper intéressant. Donc quelqu’un qui construit sa maison ou qui veut clôtureren tout cas son espace, il est prêt à mettre un petit peu d’argent pour avoircette fonction-là. Nous, on lui offre cette possibilité-là. Et en plus, on luioffre la possibilité d’agir pour l’eau. Et donc, quelque part, on déplacecette difficulté du modèle économique de l’eau en orientant davantage ladépense vers une clôture.
Timothée : Il faut mettre des petits trous pour les hérissonsquand même en bas des clôtures.

Jean-Baptiste : Eh bien, c’est prévu. On laisse nos clôtures,elles se posent comme des clôtures avec des poteaux entre lesquels on trouvenos réservoirs. Et donc, il y a bien un espace en dessous pour laisser circulerl’eau déjà, c’est à dire éviter de créer des canaux aussi, et aussi les petitsanimaux.
Timothée : Non, mais super. C’est quoi un peu les projets dedéveloppement en cours ? dont tu peux parler. Tu m’avais parlé d’un projet surles panneaux solaires, je ne sais pas si tu peux nous en dire un petit peuplus.
Jean-Baptiste : Alors là, notre objectif principal, c’est depasser à la phase de commercialisation, aujourd’hui, sur ce procédé de clôture,finaliser les travaux en cours sur le procédé de façade, et poursuivre laR&D sur le procédé de toiture. Ça, c’est nos enjeux principaux.
Sur les panneauxsolaires, ce dont on avait parlé tout à l’heure, je ne sais pas si c’est à çaque tu fais référence. Ce n’est pas vraiment un projet, mais c’est un chantier.On a réalisé un très beau chantier cet été auprès d’une entreprise qui avait installéun parc photovoltaïque au sol et qui voulait masquer les structures et donc quicherchait une solution de clôture occultante et qui a fait le choix de… depasser par notre système. Et donc maintenant, on a installé deux clôtures de 22mètres sur cette entreprise qui sont connectées aux toitures du bâtiment. Etdonc, ça leur fait une capacité de stockage de 4000 litres qui sert à irriguerles massifs qui sont situés sur cette parcelle qui étaient auparavant irriguésà l’eau potable et qui maintenant sont irrigués à l’eau de pluie.
Et donc, ça leur fait une capacité de stockage de 4000 litres qui sert àirriguer les massifs qui sont situés sur cette parcelle qui étaient auparavantirrigués à l’eau potable et qui maintenant sont irrigués à l’eau de pluie.
Timothée : Merci beaucoup. On peut retrouver du coup sur…Cactile.fr C-A-C-T-I-L-E
Jean-Baptiste : Exactement.
Timothée : Cactile.fr Contactez les si vous êtes uneentreprise, un particulier, collectivité.
Jean-Baptiste : Oui, collectivité ou même un installateur. Nous,on est concepteurs et fabricants. On ne fait pas la pose de nos solutions.On s’adresse aux professionnels des métiers. La clôture, ça va être lespaysagistes et les clôturistes. Donc, on est aussi à la recherched’installateurs pour participer au déploiement de nos solutions.
Capsule Expert #3 : Les gestesindividuels pour réduire son empreinte eau
Timothée : Parce qu’on est tous contributeurs d’un mondemeilleur. Amaury, tu avais peut-être, mais rapidement, parce qu’on est très enretard, qu’est-ce qu’on peut faire, nous, à l’échelle individuelle ?
Amaury : On peut agir à deux niveaux. On peut agir surnotre consommation directe d’eau, donc l’eau qu’on voit qui coule dans notredouche, dans notre robinet. Le principal usage c’est l’eau pour la doucheet donc ce qui peut être fait assez facilement c’est soit de réduire le tempsque vous passez dans le bain ou dans la douche avoir des pommeaux plus économeset puis il y a après tout l’aspect plus indirect et donc c’est l’eau qui estconsommée dans tous les secteurs qui vont produire les biens de consommation,la nourriture qu’on consomme par la suite et donc un des premiers postes c’estl’agriculture et du coup du coup, il y a certains types d’aliments qui sontun peu plus consommateurs d’eau que d’autres. C’est le cas du café, de laviande, des oléagineux comme les amandes. Et donc, essayer de limiter saconsommation sur ces produits-là, c’est un acte pour réduire notrevulnérabilité face au risque en eau.
Et puis après, l’eau,on en a assez peu parlé pendant l’épisode, mais elle est assez présente et pasmal utilisée pour la fabrication des vêtements et pour la fabrication desproduits électroniques. Et donc sur ces deux aspects-là, Essayez de fairedurer les produits, d’en acheter le minimum et de les réparer si on en abesoin.
Timothée : Et si vous voulez calculer votre empreinte eau,un site de l’ADEME, nosgestesclimat.fr. Comme ça, vous verrez comment vouspouvez aussi réduire tout ça. Merci Amaury.
Le jeu « Qui l’eût vu ? » : troisbonnes nouvelles récentes
Timothée : Peut-être pour terminer, Jean-Baptiste, je voulaiste proposer un petit jeu. Souvent, on dit que le monde est assez capricieux enbonnes nouvelles. Donc nous, on a identifié trois infos positives. récentes.L’idée, c’est que tu puisses répondre par vu ou pas vu à ces trois infospositives. Si tu veux réagir, si ça te parle, n’hésite pas. C’est parti, t’esprêt ?
Jean-Baptiste : Je suis prêt.
Timothée : Allez, c’est parti. Top chrono, qui l’eut vu laloutre d’Europe quasi éteinte en France il y a 70 ans a regagné 40% duterritoire en seulement 14 ans.
Jean-Baptiste : Alors, je n’avais pas les infos précises, maisj’ai eu l’occasion de constater moi-même des épreintes de loutre dans unerivière de l’Auxerre. Donc, je sais qu’elle est là.
Timothée : Eh bien, elle est bien là, elle a été chassée lapauvre et empoisonnée par la… pollution depuis 1980 et donc c’est une trèsbelle réintroduction et réappropriation de ce territoire. Qui l’eut vu, laFrance va multiplier par 5 le nombre de bornes de recharge électrique sur lesautoroutes et les routes nationales d’ici 2035.
Jean-Baptiste : Pas vu du tout.
Timothée : Plus d’excuses pour ne pas changer ces modes dedéplacement vers l’électrique. Il y a des bornes, on ne va pas rester en radesur l’autoroute. Qui l’eût vu, trois étudiantes d’Harvard ont inventé uncasque qui détecte une commotion cérébrale en deux à trois minutes, rien quesuivant les mouvements des yeux.
Jean-Baptiste : Pas vu.
Timothée : Ça m’étonne. Il faut savoir qu’aux États-Unis,environ 15% des lycéens déclarent avoir subi une commotion liée au sport. Etc’est l’invention de ces trois étudiantes qui a remporté le prix James Dyson en2026.
Jean-Baptiste : Super.
Timothée : Qui l’eût cru que 83% de l’eau qu’on utilise à lamaison ne serve pas du tout à boire et qu’une simple paire de chaussuresreprésente à elle seule 8000 litres d’eau invisible, qu’un cactus sache nonseulement stocker de l’eau mais aussi capter le brouillard sans dépenser uneseule goutte d’énergie et qu’une toiture ou une façade ou même encore unesimple clôture de jardin puissent aujourd’hui stocker de l’eau de pluie et larestituer sans aucune pompe. Merci Jean-Baptiste, merci Amaury, et merci à tousde nous avoir écoutés.
La prochaine fois, nous aurons la chance d’échanger avec Amélie, qui conçoitdes exosquelettes dans le but de limiter les troubles musculosquelettiques,mais on ne vous en dit pas plus. A bientôt !


















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